20 avril 2001
 
 
 
 

L’ÉQUIPE DU BULLETIN DES RIVARD:


DANS CE NUMÉRO:

Page d’accueil de la famille Rivard
http://www.geocities.com/Heartland/Flats/1865/index.htm

Base de données de la réunion de famille RV2001
http://www.detroit300.org/family/index.htm
 
 

Mémentos de la réunion RV2001 à Détroit/Windsor

Tom Dufour répond à toutes vos questions au sujet de RV2001 à Windsor/Détroit

En effet, on a proposé un programme pour que tout le monde le voit et le critique en bien ou en mal. Vous pouvez réserver vous-même votre chambre en téléphonant à l’hôtel afin de vous enregistrer. Le numéro 1-800 permet de faire une réservation sur toute la chaîne; c’est pourquoi la personne qui répond n’est pas au courant des conditions particulières que nous avons négociées au niveau local. Contrairement à ce que j’ai vu sur le Forum, le prix des chambres n’est pas de $69 par nuit. (Chambre simple en argent américain) Un bloc de chambres est retenu pour la famille Rivard seulement.

Deuxièmement, les membres du Forum ont souhaité que tout le monde se rencontre le premier soir à l’occasion d’un BBQ. Anna Highlander se charge de la musique. Le menu est exposé à l’agenda et sera servi ce soir du 20 juillet 2001 seulement. Cet événement prendra place à la magnifique terrasse de l’Auditorium Cleary, rattachée à l’hôtel Radisson. Il s’agit d’une marche de cinq minutes. La terrasse surplombe la rivière Détroit. Du haut des cinq étages nous pourrons voir les célébrations qui auront cours pendant ce temps.

Le menu du BBQ est exposé à l’agenda. Vous devez commander votre repas à l’avance et je dois recevoir l’argent pour au moins 40 repas avant la fin de mai. Le BBQ se tiendra sur la terrasse. On en parle sur le Forum depuis la fin de décembre et peu de gens ont fait des commentaires. Si vous désirez commander ce repas, envoyez votre argent à André Dufresne A/S Rendez-vous 2001 et n’oubliez pas de faire votre choix de repas. Je dois faire un dépôt d’au moins $500 avant la fin de mai pour la location de la terrasse et pour les repas; autrement l’activité sera annulée. On vend des hot-dogs à $2 dans un restaurant sur la rue Riverside à deux pâtés de maison de l’hôtel.

Si vous arrivez par avion à l’aéroport Métro, l’autobus du Casino fait constamment la navette. Soyez certain de prendre l’autobus du Casino de Windsor. Je serai au terminus pour vous recevoir et vous amener à l’hôtel qui est à cinq minutes de là. J’ai retenu un bloc de 75 chambres à l’hôtel. Ce sont des chambres cinq étoiles, lits doubles, télé, séchoirs à cheveux, planche à repasser. Demandez une chambre avec vue sur la rivière; elles sont réservées sur la base de premier arrivé premier servi. Mais je crois qu’elles sont toutes réservées. Vous êtes en plein cœur de Windsor tout près du tunnel Windsor/Détroit ou du pont Ambassador que nous emprunteront pour assister à la messe de samedi 19 hres à la chapelle historique de Sainte-Anne. Tous les représentants des familles fondatrices seront présents à cette messe. Vous verrez les bannières, les écussons de toutes les familles des pères fondateurs. Pour avoir plus de détails, écrivez-moi et je vous répondrai. [Tom Dufour]

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JE ME SOUVIENS

Mes souvenirs de la réunion RV2000 à Trois-Rivières

Le mois dernier, j’ai envoyé une note à Henri « le frog » en lui posant cette question. Aurais-tu le temps de me décrire un souvenir de la réunion que nous avons tenu à Trois-Rivières? Cela sera publié dans le bulletin d’avril. Je savais qu’il avait assisté à quelques-unes des activités planifiées et je lui fis la suggestion de partager avec nous ses souvenirs de la Soirée à la Cabane à Sucre. Cela pourrait intéresser nos nouveaux membres. Une heure plus tard ou à peu près, je recevais de Henri le courriel suivant. La réponse de Henri fut tellement sincère et spontanée que j’ai décidé de la publier telle quelle sans en changer un iota. Vous allez sans doute savourer cet article autant que moi. Un grand merci Henri.

« O o o o o o w … cela sera ‘difficile’. »

En ce qui me concerne, chaque événement et chaque personne que j’ai rencontrée sont des événements mémorables. … Ils seront frais à ma mémoire tant que je vivrai … mais ce qui fut mémorable pour moi peut ne pas l’être pour d’autres.

Par exemple, ma première rencontre avec Marie-Claude, qui me donne une bouteille de vin, avec son nom sur l’étiquette … ou bien rencontrer Rober (de Hawaï) pour la première fois, qui me fait un cadeau, une noix de coco sur laquelle une figure est peinte et également un texte sur les «Loranger»; voir Peg pour la SECONDE fois; rencontrer Marlyss, Anna, Judy, Lorraine, Alain, André (et ainsi de suite …) … ET TOUS LES AUTRES … pour la première fois.

Je pourrais continuer ainsi sur ma rencontre avec tous ces «cousins» … quel événement important pour moi …. Sauf que je n’ai rencontré qu’une seule famille de Lanouette, ce qui fait de ce voyage à Trois-Rivières un événement digne d’être rappelé, et un Lanouette qui ne voulait que je rencontre SA famille Lanouette.

Mais ce triste imbroglio, ne m’a pas empêché de goûter le plaisir de rencontrer tout le monde présent au BBQ (vendredi soir), à la Cabane à Sucre (le samedi soir) ou au pique-nique le dimanche après-midi (Champlain) … tout cela planifié par Ron Rivard et Marie-Claude.

Je n’ai pas participé à aucune des excursions car je voulais être libre pour rencontrer des Lanouette seuls ou avec leur famille qui aurait pu venir au «La Violette» … mais aucun ne vint.

Les photographies … toutes celles de « e-circle » me rappellent toutes de bien beaux moments. Toutes ces photos (oh! Je ne peux en faire la liste) sont dignes d’être rappelées. Même celle nous rappelant Jacques Lacourcière alors qu’il jouait de la cuillère à la Cabane à Sucre. Chacune d’entre elles a sa particularité et ramène des souvenirs impérissables.

J’ai dit auparavant que ce que tu me demandais serait difficile, mais je crois avoir bien fait mon travail, n’est ce pas?

Le mot de la fin … Si ce n’avait été de la planification de Ron Rivard et de Marie-Claude … je crois que je n’aurais pas tous ces souvenirs sur ma rencontre avec tous mes cousins Rivard. Ils seraient sûrement tous allé à Trois-Rivières … mais essayer de les trouver un par un aurait été une tâche « effrayante », certains d’entre nous étant au Comfort Inn, d’autres au « La Violette » d’autres enfin faisant du camping « rustique »! [Henri, « le frog », Lanouette]

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LE MEMBRE DU MOIS D’AVRIL TOM DUFOUR

Par Marlyss Rivard Hernandez




Notre membre du mois est un homme qui travaile discrètement. Il aide les cousins qui ont des racines dans la région de Windsor/Détroit. Comme l’a si bien dit un cousin qui a proposé sa nomination : « Il ne fait pas de bruit, mais il travaille de façon efficace et il est très modeste ». Tom Dufour est un généalogiste remarquable qui aime le baseball, et qui a accepté de prendre la charge monumentale de l’organisation du rendez-vous 2001. Souhaitons qu’il ne soit pas trop occupé et qu’il pourra nous offrir sa biographie dans notre prochain bulletin. Félicitions à un homme qui le mérite bien, Tom.
Un nombre record de membres ont voté ce mois-ci. Un grand merci à tous. J’espère que tous soumettront encore leur vote le mois prochain.

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MEMBRE DU MOIS DE MARS

INTERVIEW AVEC LORRAINE NAZE

Par Marlyss Hernandez
Traduction : Alain Gariépy

Lorraine prétend qu'elle " n'a pas choisi " la généalogie comme passe-temps. Tout a commencé lors d’une visite chez sa tante et son oncle il y a plusieurs années. Cette tante était la cousine germaine de sa mère et l'oncle était le frère de son père. Tout en regardant le livre de bébé de leur fille, Lorraine fut stupéfaite de trouver remplis tous les espaces de « l'arbre de famille». Elle ne connaissait que le nom de ses grands-parents et ne pouvait aller pas plus loin. Elle commença à s’interroger sur ses grands-parents et, un jour qu’elle magasinait, elle s’acheta un " arbre de famille " dans lequel elle a commencé à écrire les noms et les dates qu'elle connaissait.

Vers 1980 ce même oncle dut prendre des traitements de radiologie durant six semaines à l'hôpital méthodiste de St Louis Park, MN. Comme sa fille ne vivait pas trop loin de Lorraine, son oncle et sa tante resteraient chez leur fille pour une semaine et puis une autre semaine avec la famille de Lorraine. C'est vraiment pendant ces visites que Lorraine a commencé à obtenir de l'information sur la famille de son papa. Cet oncle connaissait le nom de tous les membres de la famille, avec qui chacun était marié, de quelle région du Québec étaient originaires ses grands-parents etc... Elle m’a dit que : " c'était le début non pas d'un passe-temps, mais d’une obsession ".

Son mari croit qu'elle consacre " trop d'heures à l'ordinateur et à la recherche ", c’est pourquoi elle essaye de le faire alors qu'il regarde les sports à la TV ou qu’il joue aux quilles. Elle a recherché l’ascendance de son mari, mais cela ne l’a pas trop intéressé. Ils sont allés en Belgique deux fois et ont rencontré ses cousins qui vivent là-bas.

Je lui ai demandé quel était l’histoire ou le document le plus intéressant qu’elle ait trouvé. Lorraine a répondu : " J’ai eu plusieurs expériences où des histoires de famille m'ont été révélées par des voies plutôt étranges. Il y en a eu tellement, en fait, que je suis sûre que j'ai été mise sur la terre pour faire cette recherche. " Elle se demande toujours pourquoi le Seigneur l’a laissé vivre si longtemps. En effet elle est une jeunesse de 79 ans. Elle connaît la réponse à cette question quand elle reçoit des appels de gens de sa famille résidant en Californie, au Connecticut et au Colorado et qui recherchent les mêmes noms de famille qu'elle et qu’elle a l'information qu'elles recherchent. Et certains ont de l'information pour elle également.

Elle n'a encore trouvé de fantôme ou de pirate dans un grenier, mais dit qu'elle a trouvé quelques documents à échanger. Elle trouve que les Français forment un groupe de personnes très généreux. Son grand-père était un homme très heureux, il riait toujours. Elle dit que son grand-père ne pouvait lire ni écrire et qu'il n'était pas un bien grand fermier non plus, mais c’était un homme heureux. Son père, dit-elle, n'avait aucun ennemi dans le monde.

Quelle fut la source la plus utile jusqu’à maintenant? Lorraine prétend que ses recherches furent très faciles. Au début, elle était plus intéressée à voir jusqu’à quel ancêtre elle pouvait remonter plutôt que d’avoir en sa possession des données telles que des certificats de naissance ou de décès ou les noms et les dates de naissance de ses cousins et de leurs petits-enfants.

Est-ce que quelqu'un l'a présentée au forum ou l'a-t-elle trouvé par accident? Sa réponse était en lettres majuscules. " OUI, IL Y A UN MEMBRE DU FORUM AUQUEL JE DOIS BEAUCOUP. C’est Marlyss qui m'a présentée au forum. Merci, Marlyss. Je suis une enfant unique, je n’ai aucun cousin proche; ainsi tous les membres du forum sont ma famille. J'estime que je connais bien un grand nombre d’entre eux. " Je crois que le forum est très chanceux d’avoir Lorraine. Nous avons beaucoup appris d’elle sur la nation des Osage et sur plusieurs autres sujets qu'elle a bien voulu partager avec nous. J'étais si heureuse quand elle m'a dit qu’elle acquerrait un ordinateur, car j’ai su alors qu’elle deviendrait membre du forum.

Lorraine projette d’assister au rendez-vous de Windsor-Détroit en juillet si sa santé le lui permet. Elle espère bien que ses trois filles viendront avec elle.

AUTOBIOGRAPHIE DE LORRAINE

Traduction : Alain Gariépy

Je suis une enfant unique. Mon frère est décédé à sa naissance. J’avais alors environ cinq ans. Mon père (un vétéran de la première guerre mondiale) était alors chauffeur pour une dame " riche ". Il était mécanicien de métier. Nous habitions à Marshall, MN, au-dessus d’une crémerie. Mon père, un homme doux et gentil, et ma mère me traitaient bien. Mon papa a décidé d’ouvrir un petit restaurant-magasin ce qui nous a amené à Garvin, MN, douze milles plus loin. Nous vivions dans une maison sans eau courante et sans électricité. C’est là que j’ai commencé l’école. Je voulais devenir enseignante. Le magasin ne faisait pas ses frais (il mangeait tous les bonbons.) Je ne crois pas que ce soit la raison qui nous fit quitter Garvin. Mais je sais qu’après avoir ouvert ce magasin, et que ma mère et moi l’ayons rejoint, il m’avertit de ne pas manger les petits carrés de bonbon dans lesquels il y avait un cercle. Lorsque nous sommes allés là pour y vivre, il y avait une grande quantité de ces petits cercles qui pendaient d’un clou près de la vitrine à bonbons. Je ne pouvais y croire.

Nous sommes déménagés à Minneapolis où j’ai continué mes études de première et deuxième années. Nous avions une automobile. Mon père travaillait dans une manufacture de batteries. Cela dura jusqu’à la Dépression. Il n’y avait alors plus de travail pour personne, POUR PERSONNE. À l’automne de 1930, ma mère, une Suédoise luthérienne, et moi sommes allées vivre dans la famille canadienne-française et catholique de mon père, sur une ferme de Marshall. Lui et son frère partirent en célibataires pour le lac Sarah durant toute l’année scolaire. J’ignore où et comment ils vécurent. Ils venaient de temps à autre « sur le pouce » (ils n’avaient pas d’auto) à la ferme. Ils rapportaient du gibier et du poisson. Durant cette période j’ai vu ma grand-mère battre le beurre, faire du savon, laver le linge avec une laveuse à bras, faire du boudin et de la tête fromagée.

C’était une école de campagne et comme il n’y avait que des élèves de quatrième année, on me mit dans cette classe. Pas de troisième année. Cela a bien fonctionné, car j’avais déjà fait une moitié de troisième à Minneapolis. L’école n’était pas loin de la ferme. Habituellement, je revenais de l’école avec d’autres élèves qui demeuraient plus loin. Je crois qu’ils ne m’aimaient pas. Ils remplissaient leur boîte à « lunch » avec des cailloux et les versaient par le dos de ma robe. J’en parlai à ma grand-mère qui me dit : « ce sont des Belges. » Cela disait tout. (C’est une longe histoire. L’archevêque John Ireland avait convaincu les Canadiens-français du comté de Kankakee, IL, de venir s’installer à Ghent, MN, pas très loin de Marshall. Il avait fait venir des Belges de Belgique et il dit aux Français que les Belges parlaient la même langue qu’eux. Ils avaient déjà bâti une église. C'est ainsi que plusieurs familles françaises s’amenèrent. Si vous n’étiez pas Belge, impossible de faire parti du comité d’école, du conseil de ville ou du conseil de la fabrique. Si vous n’étiez pas Belge, impossible d’être servant de messe. Les Français, les Écossais, les Irlandais, les Allemands tous étaient écartés de ces postes à Ghent. Dès qu’une ferme était à vendre, devinez qui l’achetait? Même aujourd’hui 90% de la population de Ghent est belge.

De toute façon, c’est à cette époque que j’ai appris à ne jamais manger entre les repas et certainement pas avant le coucher. Ma grand-mère n’était pas très heureuse; on pouvait difficilement la contenter. Elle avait encore un fils et une fille à la maison. La dernière venait de terminer sa huitième année. Je suis certaine qu’elle n’aimait pas la situation. Mon père avait laissé l’église catholique quelque temps auparavant. Ma grand-mère fut toujours très aimable envers ma mère et envers moi. Mon grand-père était un joyeux luron, toujours souriant et aimant la vie. Il jouait aux cartes avec moi. Il était illettré. Ma grand-mère lui a appris à écrire son nom, mais dans ses dernières années, il faisait juste un X. Il n’y avait pas d’eau courante, ni électricité à la ferme. Mais ma grand-mère avait une lampe aladin. Tout le monde n’avait pas une lampe aladin. Je pense que beaucoup de choses qu’elle avait achetées le furent avec l’argent qu’elle avait épargné en faisant le marché.

On allait à la ville tous les samedis soirs après que tout le monde eut pris son bain dans une baignoire en zinc dans la cuisine. Grand-maman avertissait ses deux filles de faire attention en «marchant dans la rue. » Je savais que quelque chose de terrible leur arriverait si elles ne faisaient pas attention. Cette année-là, j’ai beaucoup entendu parler en français, les noms de plusieurs parents : mais cela ne me disait rien.

À l’été de 1931, à la fin de ma quatrième année, les vétérans de la première Guerre Mondiale reçurent un bonus. Nous avons déménagé encore une fois à Garvin (sans eau ni électricité), et mon père investit dans l’élevage des poulets. Nous n’avions pas d’auto. Il y avait quatre salles de classe à Garvin, deux classes par salle. J’y ai fait ma cinquième année. L’élevage des poulets ne s’avéra pas très payant, et durant l’été 1932 nous sommes déménagés au lac Sarah. Il n’y avait pas de travail pour qui que ce soit. Les cultivateurs s’arrangeaient; ils avaient de grands jardins et ils faisaient boucherie. Les petits hommes d’affaires en arrachaient. S’ils réussissaient à vendre quelque chose, c’était à crédit. Comment se faire payer lorsque personne n’a d’argent? Mon père bâtit une petite maison avec l’argent de son bonus (sans eau ni électricité) et nous y avons vécu pendant un an. Nous n’avions pas encore d’auto. J’ai fait ma sixième année à l’école de campagne.

Nous pouvions chasser et pêcher. On transportait l’eau de la pompe du voisin. Nous avons mangé beaucoup de haricots durant l’hiver. Ma mère et une de ses amies ont couvert les murs de tapisserie. Maman devint diabétique et le comté nous donnait des bons de nourriture pour qu’elle puisse suivre sa diète.

À l’été de 1933, mon père déménagea notre petite maison à Garvin. Ma grand-mère suédoise vivait là et il plaça la maison en plein milieu de son verger. Il n’y avait pas de travail, on ne cherchait même pas. On vécut là deux ans et j’y ai fait ma septième et ma huitième année. Mon père avait un vieux camion. Ma mère et lui se réveillaient à quatre heures du matin et ils prenaient des goujons (ménés) à la seine. Ils les revendaient à Valhalla, un camp de pêche, $1 ou $2 la chaudière.

Nous avons déménagé à Minneapolis en 1935. Nous avons vécu avec la famille du frère de mon père pour un certain temps. Mon père décrocha un emploi à Fort Snelling comme mécanicien sur les diesels et notre situation s’améliora. On loua un appartement au deuxième étage d’une maison et ma mère travaillait chez le propriétaire pour payer une partie du loyer qui était de $30 par mois. Elle nettoyait la maison et faisait d’autres travaux pour $12 par mois. Nous n’avions donc que $18 à payer. Pour un jeton, la dame du bas prenait le tramway trois fois par semaine, faisait le tour des magasins de l’Armée du Salut et revenait à la maison. Elle achetait des vêtements qu’elle pouvait réparer et laver. Elle les vendait dans une chambre de la maison qu’elle avait transformée en magasin. Elle et sa famille tentaient également de s’en sortir. Je crois que les surplus de l’Armée lui réservaient les meilleures pièces. De toute façon, elle allait danser tous les samedis soir avec son mari. Je la coiffais tous les samedis et je prenais note de ce qu’elle me devait. Je pouvais ainsi acheter ce dont j’avais besoin à son magasin. Comme finissante à l’école, j’avais besoin d’une robe pour faire prendre ma photo. Elle en avait une de ma pointure, une magnifique robe fleurie. Mais sur un côté, il semblait qu’un chat l’avait griffé de bas en haut. Elle l’a reprisée, mais cela paraissait encore beaucoup. Je l’ai achetée et j’ai fait prendre ma photo avec cette robe. Ce fut ma plus belle robe pendant quelques années. Quand mon père recevait son salaire, il devait payer l’essence nécessaire pour aller à son travail et le loyer. Nous n’avions pas le téléphone. Nous allions au magasin, achetions la nourriture en espérant en avoir assez jusqu’à la prochaine paye. En revenant à la maison, on arrêtait pour s’acheter un cornet de crème glacée à trois boules pour cinq cents. Souvent il ne restait que $7 jusqu’à la prochaine paye. J’ai fini mon secondaire en 1939.

Durant mon secondaire, un professeur me fit corriger les devoirs de ses élèves. Il me donnait un petit salaire. Quand j’ai décidé d’aller à l’école normale à Winona, MN, il me dit qu’il me prêtait $5 par mois, sans intérêt, pour mes petites dépenses. Je savais depuis toujours que j’allais devenir institutrice. C’était une obsession, plus grande encore que la généalogie. On m’offrit une bourse ($30 par trimestre) et un emploi dans une librairie à 25 cents de l’heure. J’étudiai pendant trois ans et je reçus un diplôme d’institutrice rurale. J’ai enseigné dans une école de campagne où la première année on me payait $50 par mois. Les deux années suivantes on m’avait augmenté à $90 par mois. J’enseignais à la fois à la troisième et à la quatrième année ce qui me permettait d’avoir un meilleur salaire. J’ai surtout enseigné en quatrième année où on apprenait tout au sujet des explorateurs français qui découvrirent le Minnesota. J’ignorais alors que Jean Nicolet et Louis Joliet étaient mes grands-oncles par mariage.

Celui qui devait devenir mon mari s’enrôla en 1941. Il fut transféré dans l’aviation peu après. Nous nous sommes fiancés au printemps 1943. A la fin de septembre, il m’appelle pour me dire qu’il y a un retard de 10 jours avant de partir outre-mer (il était ingénieur de vol et mitrailleur sur un B-24) et peut-être qu’on devrait se marier. Je suis allé à Winona un samedi car nous voulions nous marier là. On a refusé de nous marier, car je n’étais pas résidente de ce comté. Nous sommes donc revenus à Minneapolis. Nous nous sommes mariés un lundi soir à l’église luthérienne. Mes parents étaient là avec les voisins qui nous servirent de témoins. C’est ce qu’on appelle un mariage précipité. Nous étions très naïfs, ne pensant jamais à l’avenir, à son travail, comment gérer nos affaires etc. Nous sommes mariés depuis 58 ans.

En juin 1944, Glen fut fait prisonnier de guerre. Son avion fut abattu lors de sa 23ème mission. Il descendit en parachute pour la première fois et atterrit dans un champ de pommes de terre. Les Allemands enlevaient les mauvaises herbes. Ils étaient armés. On dit encore que ce sont ses cousins qui le capturèrent. Sa mère est originaire de Poméranie. Il fut libéré en mai 1945 après avoir fait une marche forcée a travers la Poméranie allemande durant trois mois. Les gardes ne voulaient pas être pris par les Russes.

J’ai laissé mon travail d’enseignante au printemps de 1945; car je savais qu’il revenait à la maison. Il avait la possibilité de rester dans l’aviation et je voulais être avec lui. Il pesait 135 livres à sa libération. On l’a gardé jusqu’à la fin de juin parce qu’il était trop décharné. C’est incroyable, mais il a reçu son salaire pour tout le temps qu’il a été prisonnier. Il reçut son congé en septembre.

Nous avons trouvé un appartement d’une pièce sans eau courante. Nous devions partager la chambre de bain avec trois autres couples. Plusieurs d’entre vous se rappelleront combien il était difficile de se loger à cette époque. En octobre on m’a offert un poste pour remplacer le professeur de deuxième année qui venait de se marier (je n’étais pas qualifiée, mais les enseignants étaient rares.) C’est ainsi que j’ai enseigné quatre ans avant la naissance de mes enfants.

Notre première fille est née en 1951. Nous sommes déménagés à Hopkins en 1952. Deux autres filles vinrent compléter notre famille. Après la naissance de chacune d’elles, Glen disait : « Je suis content que ce soit une fille. Je ne veux pas de garçon car il faudrait l’envoyer à la guerre. »

Après la naissance de ma deuxième fille, j’ai trouvé un emploi à temps partiel comme évaluatrice adjointe pour la ville de Hopkins. J’y suis restée 10 ans. C’était une très belle position car je pouvais travailler aux heures que je voulais. La première année, j’évaluais les maisons familiales, mais l’état a enlevé cette taxe. Par la suite je n’ai évalué que de des salons de coiffure parce que les hommes ne voulaient pas entrer dans ces endroits. Cependant, j’ai bien « fait » tout mon temps. J’ai ensuite pris un emploi de commis pendant 15 ans pour la Red Owl Stores Inc. une épicerie en gros de la région. J’ai pris ma retraite en 1983. Mon aînée était alors une infirmière graduée, ma deuxième fille avait terminé ses études collégiales avec un diplôme en musicothérapie; la troisième ne voulait plus étudier après son secondaire.

Nous faisions bonne chère. Nos filles ont toujours vidé leur assiette ce que Glen et moi faisons toujours. Il dit qu’il a crevé de faim si longtemps qu’il ne faut pas gaspiller la nourriture. J’utilise toujours les restes. J’ai eu une vie agréable avec mes filles qui ne m’ont jamais causé de problème. Nous avons 5 petits-enfants et deux petits-enfants d’un autre lit. Ils sont tous mes rayons de soleil. Nos gendres prennent bien soin de nos filles.

Notre deuxième fille, Sharon, a épousé la nièce du co-pilote de l’avion de Glen durant la guerre. Ce fut le seul qui fut tué. Les épouses et les mères de l’équipage communiquaient entre elles et comparaient leur note sur quel homme avait été capturé et quand. Le co-pilote venait de Saint-Paul. J’ai souvent parlé avec sa mère et elle n’a jamais su qu’il avait été fait prisonnier. Finalement elle a su qu’il avait été tué. Les membres de l’équipage avaient décidé que si l’un d’entre eux était tué, la personne la plus près irait l’annoncer à la mère ou à l’épouse. C’est ainsi que Glen et moi sommes allés rencontrer la mère du co-pilote. Trente et un ans plus tard, le même jour que l’avion fut abattu, le 20 juin 1944, notre fille épousait le neveu de ce co-pilote. Ils se sont rencontrés à l’université du Minnesota. Nous demandions souvent à notre fille si ce garçon était parent des gens que nous connaissions à Saint-Paul. Elle ne lui a jamais demandé. Un jour il l’emmena visiter sa grand-mère et la grand-mère a bien reconnu notre nom. À la visite suivante, la grand-mère avait un portrait de l’équipage. Elle demanda en pointant une personne si c’était bien son père. Oui, c’est bien lui. J’avais à l’occasion de Noël envoyé une carte avec le portrait de nos filles. La grand-mère lui demanda si c’était elle à l’âge de trois ans. Oui c’était elle. Lorsque Sharon me téléphona pour me parler de cet incident, elle était sans voix. Ils se sont mariés le 20 juin 1975. Au moment de fixer la date du mariage, ils ignoraient que c’était la même journée que l’avion avait été abattu. Ils assistèrent à la collation des diplômes le vendredi soir, se marièrent le samedi. Ils partirent le lendemain pour la Pennsylvanie pour faire une résidence en musicothérapie. Ils vivent là depuis lors.

Et voilà, je suis honorée par tous ceux qui ont voté pour moi. Merci. C’est la chose la plus extraordinaire qui ne me soit jamais arrivée. FIN. Lorraine Naze
 
 

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Nouvelles du forum et sujets d’actualité

UN MESSAGE À NOS COUSINS AMÉRICAINS – Nouvelles de l’Association des Rivard

Par Jim Rivard- jim.rivard@sympatico.ca





L’Association internationale des Rivard a un site web

Réal Lanouette récemment nommé à l’exécutif de l’Association nous a offert une magnifique occasion. Vous trouverez son site à l’adresse suivante : www.iquebec.com/rivards <http://www.iquebec.com/rivards>.. Ce site donne accès à plus de 5000 fichiers et à plus de 2000 illustrations. Quel travail par les Lanouette! En se joignant à ce site, l’association réalise immédiatement un projet qu’elle devait mener à terme uniquement dans deus ans. Le lien fait en français a été traduit en français par notre traducteur officiel.
 
 

L’Association en Ontario

Les Lanouette sont très appréciés à l’Association. La sœur de Réal, Gisèle Lanouette-Bubbs, traduit actuellement la deuxième partie d’un article sur Robert. En plus, elle traduit notre site web. Comme déléguée du Sud-Ouest de l’Ontario, elle fait le pont avec l’organisation du tricentenaire de Windsor. Elle a créé sur internet un lien entre l’association et l’organisation des fêtes et je m’attends à ce que la même chose arrive avec le forum. Dans le travail d’expansion de l’Association, elle est activement supportée par Henri-Paul Rivard qui a pris en charge la partie Nord-Est de l’Ontario.
 

L’Association devient member des Familles-Souches

Voilà une grosse nouvelle. L’association est devenue membre de la « Fédération des familles-souches québecoises inc. » (Internet : FFSQ@mediom.qc.ca <couriel :FFSQ@mediom.qc.ca>). Cette décision nous permet d’avoir une adresse permanente, une aide cléricale et une assistance pour nos besoins de marketing. Avec le support de la fédération, nous sommes confiant de pouvoir solliciter nos cousins de la région de Montréal. C’était impossible à faire auparavant. Actuellement nous avons 95 membres presque tous résidant hors de la région de Montréal et des USA. Notre but est de faire grimper le nombre de nos membres à 200 avant la fin de l’année. Nous devons avoir plus de membres pour pouvoir atteindre les buts à long terme que nous nous sommes fixés soit un secrétariat international équipé d’une bibliothèque. J’espère que vous partagez cette vision et que vous continuerez à nous appuyer.
 

Le 350 ième anniversaire du Cap-de-la-Madeleine.

Windsor/Détroit célèbre leur 300ième anniversaire, le Cap son 350ième. Comme vous le savez, Nicolas était le capitaine de la milice en 1652 lorsqu’il a signé un acte de vente notarié concernant son épouse. On signale également la présence de Robert en 1665 ou 1666. Les Rivard, Loranger, Lacoursière sont très nombreux dans cette région. Michel Rivard, délégué de la région de Trois-Rivières, travaille activement avec l’organisation des fêtes afin que la famille prenne part aux festivités. L’Association endosse ce projet. Nous aurons plus de vouvelles dans le prochain numéro de la Rivardière.
 

L’Assemblée générale le 1er juillet 2001

Tout naturellement, cette journée spéciale débutera par une grand-messe en mémoire de Nicolas qui est décédé à Batiscan, la même journée il y a trois cents ans. Le révérend Père Richard Rivard, adjoint de l’évêque de Trois-Rivières, sera le célébrant. Après la messe, il y aura un pique-nique qui se tiendra au Vieux Presbytère, voisin de la ferme de Nicolas. Notre première élection générale se tiendra sous la tente. L’organisation de ces élections font parti de nos tâches. On aura tous les détails dans la Rivardière et les avis d’élection seront envoyés bien avant la tenue des élections. [En toute amitié … Jim Rivard]

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Nouveaux members du Forum
 

Vous retrouverez l’arbre généalogique de tous ces nouveaux members à l’adresse suivante :
http://www.geocities.com/Heartland/Flats/1865/cousins.htm

Giasson … Shirley Rivers Robert

Dufresne … Louis-Daniel Dufresne & Pat Labelle

Loranger … Alan & Brenda Loranger

Rivard … Andre Turcotte, Connie DiGiacomo, Richard & Stacey Rivard & Jacqueline Roberts Gray
 
 

Bienvenu à tous – Mary Ann





Os meilleurs voeux de bonne fête à :

Raymond Beaupre April 5th

Lawrence C. Loranger April 12th
 

Le cercle de la famille Rivard s’est agrandi avec la venue de deux petites recrues

Constance Morin est née à midi aujourd’hui le 2 avril 2001 – La fille de Brigitte Richard et Michael Morin – Petite-fille de Denise Rivard et Isidore Morin

Dottie et Hank Giessler sont devenus les grands-parents d’un petit-fils le 4 avril 2001. Ils ont maintenant un total de 22 petits-enfants. Certains peuvent se demander pourquoi Dottie était si tranquille dernièrement. Elle et Hank ont fait un voyage en auto à Fort Collins, Colorado, avec trois d’entre eux.
 

Nous sommes enchantés du retour de Mary Ann B.

Mary Ann B. est redevenue member du forum. Sa branche de la famille « Lavigne » lui a fait prendre une autre direction. Mais elle a rebondi en découvrant deux nouvelles branches qui la lie à Nicolas Rivard – Bienvenue dans la maison Mary Ann.
 

Fin de Ecircles

On a informé Durant le mois de la fin du site de Ecircles pour des raisons financières. Le site a fermé le 15 avril. A ma connaissance, nous n’avons pas encore trouvé d’autre site pour afficher nos albums de photos, les avis de décès ou un site pour « chatter » le lundi soir. Dès que nous aurons des nouvelles en ce sens nous aviserons les membres du forum.
 

Des articles très intéressants ont été publiés sur le forum:

Encore une fois, Lorraine Naze s’est surpassée en publiant des articles très intéressants sur le forum. Si vous n’avez pas eu la chance de les mettre de côté sur votre disque dur ou de les imprimer, ces articles sont dans les archives du forum sur le site yahoogroups. Voici une liste de ces articles, sa date de parution et le numéro du message :


La famille Rivard, d’origine noble - Rivart de la Noue … « Un autre mystère ?? »

Il y a bien longtemps que je suspecte que la famille Rivard est d’origine Belge/Flamande/Allemande/Franche, mais les preuves que j’avais étaient peu convaincantes. On sait que les noms français se terminant par « ard » et « art » tirent leur origine des Francs. Les Francs font parti d’une tribu allemande qui envahit la Gaule au cinquième siècle. J’ai donc tenté de trouver des Rivard belge et de les relier à nos Rivard du Perche. A date je n’ai pas encore trouver de preuves certaines; cependant j’ai bien trouvé une vieille famille Rivart de descendance noble. J’ai trouvé un Nicolas Rivart, magistrat de la ville de Breuge à la fin du dix-septième siècle et une Thérèse Rivart (sa sœur ?) et Jacques Rivart (son frère ?), bourgeois de la même ville. Mais le plus fascinant est est François du Rivart, sieur de la Noue, bourgeois et marchand de la ville de Dunkerque (Dunkirk), durant la même période. Qu’en penses-tu Henri ? Est-ce un son familier ? Je voudrais bien établir le lien entre ce Françoois Rivart, marchand à Dunkirk et Thomas Rivard, marchand à Tourouvre. Nous savons que les marchands flamands s’occupaient du commerce de la toile, ce qui est le cas pour également pour Thomas … Rien de sûr, comme je l’ai écrit, mais de la matière pour une méditation …

André Dufresne – dufresne@generation.net - message # 17185, paru le 30 mars 2001.
 

La saga de Josef Rivard et de Catherine Osage se continue …

En plus des articles cités plus haut, Lorraine a fait parvenir au forum durant le mois d’autres articles reliés au mystère de l’«insaisissable» Joseph Rivard et à Catherine Osage. JG a fourni plusieurs adresses suscepribles d’aider ceux qui suivent avec intérêt cette histoire.

Quelques adresses sur le mystère des Osages
http://www.kclibrary.org/sc/bio/chouteau.htm
 

Bérénice et François Chouteau – Biographie – Histoire de Kansas City, Missouri
http://www.usgennet.org/usa/mo/county/stlouis/ironclads.htm
 

La construction de bateaux à Saint-Louis
http://www.usgennet.org/usa/mo/county/stlouis/company2.htm

 Antoine Rivera, Baptiste (JB) & Phil - other names include Roy/Roi

La malice espagnole de Saint-Louis

http://www.usgennet.org/usa/mo/county/stlouis/colonial.htm
 

Saint-Louis à l’époque coloniale et Durant les guerres
http://www.kcstar.com/millennium/stories/timeline.htm
 

Le journal «The Star» à Kansas City – période 1682-1840 – Mention des Chouteau et des Osages
http://www.kcstar.com/millennium/chouteau/chouteau.html
 

Chouteau a donné le nom, mais Laclède la vie
http://www.usgennet.org/usa/mo/county/stlouis/laclede.htm
 

Chère Naze, la saga des Chouteau, en passant par Laclède, le véritable père.
http://www.tsha.utexas.edu/handbook/online/articles/view/AA/bma31.html
 Annaho nom des Osages
 
 

Miscellaneous Rivard Family Finds

Abstracts of Wills Vol I 1665-1707
From The New York Historical Society Collections, this 1892 volume features abstracts of wills on file in the Surrogates Office, City of New York, from 1665 to 1707
Page 130.--LEWIS RIVARD. "In the name of God, Amen, this 31 day of August, 1703. I, Lewis Rivard, of New York, ship carpenter, being sick." I leave all my goods and estate to my wife, Jane Rivard, "except that my dear mother, Mary Rivard, shall take to herself all she brought into the house, viz., her bed and bedstead, 2 pewter dishes, a pair bellows, a pot hook, and her clothes and linnens. And she shall have one third of the price of two boats by me built when sold." Makes his wife, Jane Rivard, executor.
Witnesses, Giles Gaudineau, Daniel Gallard, John Crison, Eliza Chardovagne. Proved, before Lord Cornbury, October 19, 1703. [The following information was found at Genealogy.com by Dee Dorn. Yep … just in case anyone is wondering she belongs to me!]


Quelques trouvailles sur la famille Rivard

Extraits de testaments Vol 1 1665-1707

Publié par la société historique de New-York, ce volume donne un résumé des testaments du bureau Surrogates, ville de New York, de 1665 à 1707

Page 130 – LEWIS RIVARD. « Au nom de Dieu, Amen, ce trente et unième jour d’août mil sept cent soixante-treize, je, Lewis Rivard, de New York, menuisier de navires, étant malade » je laisse tous mes biens à mon épouse Jane Rivard, « sauf que ma chère mère, Mary Rivard, pourra reprendre ce qu’elle avait apporté dans cette maison, viz, le lit et le châlit, 2 plats en étain, un soufflet, une crémaillère, ainsi que ses vêtements et sa lingerie. Et elle recevra le tiers du prix de deux navires que j’ai construits lorsqu’ils seront vendus». Sa femme, Jane Rivard, est nommée exécutrice testamentaire

Témoins : Giles Gaudineau, Daniel Gallard, John Crison, Eliza Chardovagne,. Homologué devant Lord Cornbury, le dix-neuf octobre mil sept cent trois. [ Cette information provient de genealogie.com par Dee Dorn … Oui … au cas où quelqu’un se le demanderait, elle m’appartient!]
 
 

Ellis Island crée un nouveau sitehttp://www.ellisislandrecords.org/

Castle Gardens a précédé Ellis Island comme centre d’immigration. Castle gardens est un fort situé au pied de l’île de Manhattan, New York, et a servi de centre d’immigration de 1855 à 1891. Le feu a détruit Castle Gardens et la plupart des archives. De 1891 à 1954, Ellis Island devint le centre d’immigration des Etats-Unis. Ces centres d’immigration existait pour plusieurs raisons. Un des premiers buts était d’empêcher les voleurs de les escroquer. Comme ces voleurs étaient eux-mêmes d’anciens immigrants, le nouvel arrivant leur faisait facilement confiance et ainsi pouvait facilement leur chiper leur argent. Certains voleurs se faisaient passer pour des membres du clergé. Ce centre servait également à séparer les victimes de maladies contagieuses qui auraient pu contaminer la vie des autres américains.

Les émigrants pouvaient être en bonne santé au départ de l’Europe, mais c’était avant la montée sur le navire qui les emmènerait vers la «terre promise. » Mais le voyage était pour certains long et dur, beaucoup plus dur que prévu et tous n’y ont pas survécu. Dans son livre « The German Americans (les américains d’origine allemande) », publié en 1968, Richard O’Connor décrit ce à quoi pouvait ressembler le voyage d’un émigrant allemand.
 

«Sur un rapide voilier des années cinquante, le voyage durait au moins six semaines, parfois deux fois plus longtemps à cause des caprices du vent et de la température. La nourriture sur un navire de Bremen était mangeable, mais pouvait difficilement être comparée avec celle de Victoria.

Dimanche: Viande salée, lard et prunes

Lundi : Bacon salé, soupe aux pois et pommes de terres.

Mardi : Viande salée, riz, et prunes

Mercredi : Bacon fumé, choucroute, et pommes de terres

Jeudi : Viande salée, pommes de terre et soupe aux fèves

Vendredi : Hareng, viande, et prunes

Samedi : Bacon salé, soupe aux pois et pommes de terre.

Tout en suivant cette diète les passagers qui le pouvaient devaient travailler en paiement partiel de leur billet, nettoyer le pont, aider le cuisinier, vider les pots de chambre, laver les draps … Ces travaux se faisaient sous la direction de l’officier en second. La vie sur un bateau allemand était strictement organisée, et pour leur bien les passagers devait rester sur le pont et faire des exercices sauf en cas de mauvaises températures. On ne tolérait pas que un passager flâne dans sa couchette et puisse méditer sur les plaisirs d’un voyage en mer; même les malades devaient se traîner sur le pont. »

La cure de rajeunissement de Ellis Island dura plusieurs années. On doit prendre le traversier pour y aller. Pendant la traversée, on peut voir la statue de Liberté et d’autres sites qu’ont dû voir nos ancêtres. La salle principale était terminée lorsque nous y sommes allés. Dans ce bâtiment on peut visiter un musée qui montre les objets que les émigrants apportaient avec eux. On a disséminé des ordinateurs dans le bâtiment principal. Il y a des micros-fiches sur le site web, certaines personnes y ont ajouté leur histoire de famille, histoire qui s’est passée de génération en génération. Près du bâtiment principal, on retrouve les maisons où logeaient les émigrants durant leur période d’internement sur l’île. Si vous n’avez jamais visité Ellis Island et qu’on vous offre de le faire, je vous le recommande. [ Jan Dorn]
 

Quelques sites utiles
 

Recherche d’une personne décédée par le numéro d’assurance-sociale
Web site: http://ssdi.rootsweb.com/

La dernière mise-à-jour (Mars 2001)
http://www.xmission.com/~drudy/mtman/html/hafenbios.html

Ceux qui sont intéressés par les noms que j’ai affiché à partir du volume « Les enfants issus du commerce des fourrures – les métis oubliés de la région nord-ouest du Pacifique. On trouvera sur ce site un index des biographies contenues dans le livre de Leroy Hafen « Les montagnards et le commerce des fourrures dans l’Ouest. » On note également les biographies parues dans d’autres livres tels que « Les négociants de fourrure français et les voyageurs dans le Nord-Ouest américain. »
http://www.foundmoney.com/

Entrer votre nom et verifies les sommes d’argent non réclamées. J’y ai vu une foule de Rivard du Canada et des Etats-Unis.
http://www.brbpub.com/pubrecsites.asp

Plusieurs fiches acessibles au public dans certains états américains. Plusieurs date de naissance et de décès.

Accès à 26 programmes de spreadsheets C’est gratuit à ce site : http://censustools.com
Vous pourraez organizer les données des recensements des U.S.A., du Canada, de l’Angleterre, l’Irlande, l’Écosse, Kansas, Massachusetts, New York et Wisconsin.
 
 

DEUXIÈME PARTIE

Il semble qu’aucun administrateur français, soit de la Louisiane soit de la France, n’ait su profiter des occasions qu’offraient les ressources naturelles de la Vallée du Mississipi. Alors que la colonie n’a jamais fait de profit pour le gouvernement français, plusieurs individus ont fait fortune. L’économie était suffisamment en santé pour stimuler la croissance de grandes villes avec la plupart des bénéfices sociaux et culturels qu’on retrouvait dans la mère-patrie.6 Au milieu du XVIIIème siècle, on comparait la Nouvelle-Orléans à une capitale française de province. Saint-Louis, qui fut fondée plus tard, a conservé sa culture française, alors dominante, une bonne partie du XIXème siècle.

Bien sûr, la ville qu’on connaissait alors comme la porte de l’Ouest fut fondée par un français entreprenant, Pierre de Laclède-Liquest. Né en 1724 dans une famille où les hommes occupaient traditionnellement une charge publique dans le Sud de la France, Laclède, le benjamin de la famille, reçut une très petite part du patrimoine. Il décide alors d’aller chercher fortune dans le Nouveau Monde.7 Il arrive à la Nouvelle-Orléans en 1755. On connaît peu de choses de ses premières années dans le sud de la Louisiane. Il devient officier de milice. Son nom apparaît dans les documents officiels comme faisant profession de négociant ou marchand de gros.8 Sa réputation en affaires devait être grande puisqu’il se joint à un important marchand pour fonder la firme: Maxent, Laclède et cie dans le but de faire commerce avec les tribus indiennes des vallées du Missouri et du Mississipi. Alors que le partenaire sénior Maxent s’occupe des affaires de la compagnie à la Nouvelle-Orléans Laclède se voit confié la partie nord de la Louisiane.

Laclède arrive dans le Pays des Illinois en novembre 1763, l’année où le Traité de Paris met fin à la guerre avec les Français et les Indiens. La partie est du Mississipi est cédée aux Britanniques. Il est fort probable que Laclède ignorait que la partie ouest du fleuve avait été cédée à l’Espagne. Peu importe, à l’invitation du commandant français, il entrepose ses marchandises au Fort de Chartres. Il remonte le fleuve en compagnie de son commis de treize ans, Auguste Chouteau, à la recherche d’un lieu propice pour établir son poste de traite. Il choisit une falaise à l’embouchure de la rivière Missouri. Plus tard, Auguste Chouteau écrira que Laclède avait dit aux officiers français au Fort de Chartres que « il était dans la situation de fonder une colonie qui deviendrait une des plus belles villes d’Amérique» 9 Chouteau surveilla la construction des premières chaumières en février 1764. Lorsque Laclède vint plus tard faire son inspection « il décida que la ville se développerait sous forme d’un carré similaire à celui de Nouvelle-Orléans. Son plan voulait qu’on fasse trois rues parallèles au Mississipi entrecroisées par de petites rues et par une grande place près du fleuve » 10 Laclède nomma la future ville Saint-Louis d’après le saint patron du roi de France Louis XV. Naturellement, il ne s’agit pas là d’un hasard, mais bien du plan d’un visionnaire et d’un homme d’affaires très éclairé.

Maxent, l’associé senior de l’entreprise, décide de dissoudre la compagnie en 1765. Laclède rachète les actifs de la firme à Saint-Louis. Il fait affaire avec les Indiens Osage des environs mais c’est surtout avec les négociants qui viennent de la vallée de la Haute Missouri et des Grands Lacs qu’il réalise ses meilleurs profits. Le capitaine anglais, Harry Gordon, qui visitait Saint-Louis en 1766, écrivit dans son journal que Monsieur Le Clef [Laclède] le principal marchand indien … que toute proportion gardée tout le commerce du Missouri, du Nord du Mississipi et des Nations près de la Baie, du Lac Michigan, de Saint-Joseph près de la rivière Illinois est concentré dans ses mains. » 11 Paul Chrisler Philipps confirme dans son histoire sur le commerce de la fourrure que « il y avait plusieurs commerçants à Saint-Louis et la plupart étaient des employés de Laclède, mais d’autres peuvent avoir organisé des expéditions de leur propre chef. Les opérations de Laclède amenèrent bientôt toute la fourrure du haut Mississipi et du Missouri à Saint-Louis. Le village devint le plus important lieu de commerce de toute la vallée du Mississipi. Ce commerce prit de l’expansion jusqu’à ce que ce village devienne cette grande métropole du commerce américain de la fourrure » 12 Le passage de village à métropole se fit sous la supervision de la famille Chouteau.

Selon la tradition des familles catholiques françaises, la famille Chouteau était très féconde. Seuls, trois membres de cette famille font l’objet d’étude ici.

René-Auguste-Chouteau qui se nommait lui-même Auguste, est né en 1749 fils d’un hôtelier de Nouvelle-Orléans originaire de France et de Marie-Thérèse Bourgeois née à la Nouvelle-Orléans.13 Après quelques années, le père retourne en France laissant sa femme et son fils. La petite famille ne resta pas seule très longtemps; en effet, Madame Chouteau rencontre Pierre Laclède peu après son arrivée à la Nouvelle-Orléans. Ils vécurent ensemble jusqu’au décès de Laclède en 1778. Les autorités religieuses et civiles dénoncèrent leur situation, mais cela était toléré et même accepté dans le cercle des amis de la famille, sans doute à cause des qualités humaines et commerciales des deux partenaires. Les enfants résultant de cette union prirent le nom de Chouteau.

Tôt dans sa vie, Auguste démontra un caractère sérieux, déterminé et décidé. Il ne perdit pas la tête, lorsque à l’âge de quatorze ans, il fut confronté à quelques 150 familles d’indiens Missouri qui avaient l’intention de camper à côté du comptoir en 1764. Calmement il fit travailler les femmes et les enfants sur les fondations du quartier général du comptoir après avoir demandé l’aide de Laclède. Laclède en fit son partenaire après avoir acheté les actifs de Maxent; ainsi, Auguste devint « l’agent principal et c’est lui qui solutionnait les problèmes quotidiens. » 15

Pierre Chouteau naquit à la Nouvelle-Orléans en 1758. C’était l’enfant de Laclède et de Madame Chouteau. Il fut à l’emploi de son demi-frère Auguste pendant plusieurs années. Alors qu’Auguste passait de plus en plus de temps à l’administration de la compagnie, Pierre le remplaça dans les opérations courantes. Il vécut plusieurs années avec les Indiens Osage, ce qui lui permis d’avoir une connaissance hors pair de leur culture. Les deux frères parlaient couramment le dialecte des Osages. Leur relation avec les Indiens était basée sur le respect mutuel. Cela leur conférait un immense avantage dans l’amorce de ce qui devint un monopole de la fourrure dans cette partie du pays.

Les frères Chouteau suivirent avec beaucoup de sympathie la Révolution américaine et comme d’autres marchands de Saint-Louis, ils vendirent des marchandises à George Rogers Clark dont la campagne contre Détroit était en plan parce que la Virginie ne fournissait pas le matériel. Plus tard Ils offrirent l’hospitalité de leur maison à Meriwether Lewis et William Clark. Ils fournirent également beaucoup de matériel nécessaire à leur expédition. 17 La fin de la Révolution leur permit d’agrandir leur affaire encore plus. L’ouverture de chemins pour Rivière-du-Chien, Michilimackinac et Montréal leur permit d’obtenir des marchandises anglaises de meilleure qualité et d’être plus efficaces qu’à la Nouvelle-Orléans.

Il était alors très difficile d’avoir un commerce florissant dans cette région. Loin des maisons d’affaire de la Côte Est, le transport des marchandises sur de grandes distances, le manque de liquidité dû au crédit à long terme, tout cela exigeait un sens des affaires et une habilité sans pareil. La clé du succès résidait dans la réputation sans tache du marchand et sur la qualité de sa marchandise. La réputation des Chouteau dans ce domaine était sans faille. Ils firent des erreurs bien sur. Ainsi Pierre Chouteau, son fils Auguste-Pierre, Pierre Ménard de l’Illinois et d’autres marchands créèrent une compagnie « St. Louis Missouri Fur Company » en joignant leur force à Manuel Lisa. Fondée en 1809, cette compagnie eut une vie bien courte.

Le manque de numéraire et de liquidité amenèrent la famille Chouteau à investir dans l’immobilier. Ils devinrent les plus importants propriétaires de la Haute Louisiane.18 Auguste fut Président de la banque du Missouri. A ce titre il représentait d’autres marchands en cour et il administrait leurs propriétés. Lorsqu’en 1814 le gouvernement américain confirma leurs titres de propriété au sujet de terrains octroyés par l’Espagne, Augustin possédait 23,500 acres de terres et Pierre plus de 22,700 acres.19 Pierre et Auguste occupèrent de nombreuses fonctions publiques tant au niveau local, de l’état qu’au fédéral. Pierre et Auguste furent président du conseil de la ville de Saint-Louis. Auguste devint Commissaire fédéral ce qui l’amena à négocier plusieurs traités avec les tribus indiennes. Pierre fut le représentant des Etats-Unis avec les Osage

Il semble que le membre de la famille qui obtint le plus de succès fut Pierre Chouteau, (1789-1865), le fils de Pierre et le neveu d’Auguste. Son père lui donna un entraînement dans sa compagnie. Voulant faire ses preuves, il se joint à « Bernard Pratte and Company », l’agent de l’Ouest pour l « American Fur Company. » Lorsque John Jacob Astor se retira en 1834, ses actifs dans le Missouri furent achetés par Pratte and Chouteau. La nouvelle compagnie fut réorganisée en 1838 et prit le nom de Pierre Chouteau Jr and Company. Son champ d’action couvrait un territoire qui s’étendait jusqu’au nord du Minnesota, aux Montagnes Rocheuses et au Texas. Après avoir investi dans les chemins de fer, l’acier et les mines, Pierre Jr se retira, à l’époque de la Guerre Civile, à New-York, rejoignant ainsi les grands financiers d’alors. Avec lui, la famille Chouteau avait atteint l’apogée de son pouvoir et de son prestige dans le monde américain des affaires et de la finance.

Les membres de la famille Chouteau ont clairement dominé le monde du commerce dans les vallées du Mississipi et du Missouri. Nombre de négociants français faisaient parti du clan Chouteau soit par affaires ou par mariage; d’autres étaient assez audacieux pour opérer de façon indépendante. Ils étaient originaires du Québec ou de France. La plupart résidaient à Saint-Louis. Plusieurs devinrent fortunés, acquirent un grand prestige et devinrent des notables par exemple les Robidoux, les Cerré, les Perrault, les Papin, les Labbadie, les Pratte. D’autres ont fait leur marque, sinon leur fortune, à différents endroits le long du fleuve Mississipi ou de la rivière Missouri : les frères Lesieur colonisèrent New Madrid, le port d’entrée de la Haute Louisiane; Louis Lorimier fonda Cap Girardeau 20; Pierre Ménard s’installa à Kaskaskia et devint le premier lieutenant-gouverneur de l’Illinois; Julien Dubuque dont le poste de commerce et l’exploitation de mines de plomb détermina l’emplacement de la ville de Dubuque; Joseph Robidoux fonda Saint-Joseph sur la rivière Missouri. 21

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Un peu d’humour
«Pouding à la vanille»

Voici l’extrait d’un article paru dans le «Dublin Times» relatant un vol à main armée dans une banque le 2 mars 1999 :

Etant entrés dans la banque peu après minuit, les voleurs mirent immédiatement le système de sécurité hors service. Les voleurs croyaient trouver un immense coffre-fort rempli de valeurs négotiables et d’argent.Ils furent surpris de trouver plusieurs petits coffres-fort dispersés un peu partout dans la banque.

Les voleurs ouvrirent un premier coffre dans lequel ils ne trouvèrent qu’un plat de pouding à la vanille. Tel qu’entendu sur l’enregistrement du système audio, un voleur dit : « Au moins on va avoir quelque chose à manger. » Les voleurs ouvrent un second coffre, encore un plat de pouding. Le procédé se continue jusqu’à ce que tous les coffres soient ouverts. Pas une livre sterling, pas de diamant, pas une once d’or. Mais tous les coffres contenaient un plat de pouding à la vanille.

Désappointés, les voleurs sortent en silence de la banque, en restant sur leur appétit. Le jour suivant, les journaux écrivaient la manchette suivante :

« VOL À LA PLUS GRANDE BANQUE DE SPERMES DE L’IRLANDE CE MATIN »
 
 

Until Next Month

Be Kind to One Another & Keep Smiling!

Jan, Alain

&

The Rivard Forum Newsletter Staff