zTHE RIVARD FAMILY z

Bulletin Ÿ Newsletter

October, 2001
 
 

L’ÉQUIPE DU BULLETIN

Rédactrice-en-chef: Jan Dorn
Rédactrice: Marlyss Hernandez
Chronique du member du mois: Marlyss Hernandez
Divers et humour: "La fine fleur de Chippewa Falls", Dot Giessler
Traducteurs: Alain Gariépy & André Dufresne

RV2003 – Mise à jour

Je me souviens : Détroit/Windsor 2001

Rapport de l’association internationale des familles Rivard

Anna Schlosser : membre du mois de novembre

Le membre du mois d’octobre

Autobiographie de Dorothy Geissler : membre du mois d’octobre

Des pas français dans le nord-ouest du Wisconsin

Une expérience de recherche

Sujets et nouvelles : le forum en octobre

Sujets et nouvelles : le chat en octobre

La cuisine des Rivard

La colonne de tout et de rien et l’humour

La colonne de la rédactrice-en-chef : « Le suicide – une jeune parle »
 
 

MISE À JOUR: R2003

Traduction : Alain Gariépy

Comme la plupart d’entre vous le savez, Larry a envoyé au forum une mise à jour de la réunion de 2003 le 7 novembre dernier. Une foule de choses est en marche, qui n’ont rien à voir avec la réunion. Cependant, il semble bien que Larry, en plus d’être le responsable de la réunion de 2003, est une personne très occupée. Je ne sais pas pour vous … mais je pense que je ne serais pas capable de me tenir à la page avec un tel agenda. Même s’il n’y a rien à dire ce mois-ci sur la réunion 2003, nous proposons un texte sur un souvenir de la réunion de Détroit/Windsor.

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JE ME SOUVIENS

La réunion de Windsor/Détroit

Par Mary Clor

Traduction : Alain Gariépy

Le vendredi, il faisait très chaud. Nous étions tous dehors sur la terrasse. Au bas, on pouvait voir le parc et certains des grands Voiliers. Les enfants jouaient autour et chacun essayait de se dire bonjour et de découvrir qui était son interlocuteur. Nous avons eu notre repas à l'intérieur. Une chance que l’air était climatisé. Après dîner chacun se mêlait aux autres pour converser. Nous avons rencontré Bob Rivard et son fils Mark. Ils sont les parents les plus proches que nous ayons rencontré. La mère de Bob et de Léo sont cousins au deuxième degré et Mark et Léo au troisième. Les enfants se sont bien amusés avec eux et Mark a même sorti sa guitare un peu plus tard et les gosses l'ont étonné en sachant la chanson " Black Bird " des Beatles. Les gosses ont également eu beaucoup de plaisir " Madame Bubble" Janice Rivard. Nous avons eu une superbe fin de semaine, mais, comme on dit, la première impression est importante. [ Mary Clor ]

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ACTIVITÉS DE L'AIFR

Par André Dufresne

La 16ième réunion du conseil d'administration de l'AIFR s'est tenue à Drummondville, Québec, le 10 novembre. L'essentiel du temps a été consacré aux derniers préparatifs du dîner-conférence du 24 novembre. Parmi les autres sujets discutés figure le prochain numéro de La Rivardière, pour mars/avril 2002. Parmi les sujets traités, on y trouvera un article par André Dufresne sur le 340e anniversaire du mariage de Nicolas Rivard et de Catherine Saint-Père et un autre article sur le 300e anniversaire de l'établissement des Rivard à Sainte-Anne-de-la-Pérade. La prochaine assemblée générale des membres pourrait se tenir sur le site de la maison historique Rivard-Lanouette à Sainte-Anne, construite au début des années 1700. Un autre anniversaire à souligner pour 2002 est le 340e anniversaire de l'arrivée de Robert Rivard, sieur de Loranger, en Nouvelle-France en 1662. Mais ce sujet a déjà été couvert par André Dufresne dans le vol. 1, no 3 de La Rivardière. Le présent numéro de La Rivardière est mis à la poste cette semaine.

L'AIFR tente présentement de convaincre le propriétaire des artefacts trouvés sur le site de la maison de Nicolas Rivard à Batiscan de les remettre au musée du Vieux presbytère de Batiscan ou encore à l'AIFR, afin qu'ils soient conservés et que l'on puisse les étudier.

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LE MEMBRE DU FORUM DU MOIS DE NOVEMBRE

ANNA SCHLOSSER

Notre membre du Forum du mois de novembre est une femme remarquable qui collectionne les rubriques nécrologiques de tous les Rivard afin d’en faire un livre. Anna est une des fondatrices du Forum avec Mary Ann Mickey. Elle vit au Michigan dans sa nouvelle maison avec vue sur le lac. Anna a dû affronter des épreuves et elle en est sortie plus forte. Nous avons tous hâte d’en apprendre plus à ton sujet le mois prochain, Anna!

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INTERVIEW DE DOROTHY GEISLER

MEMBRE DU FORUM DU MOIS D’OCTOBRE

Par Marlyss Hernandez

Traduction Alain Gariépy

Dorothy Geissler, mieux connue sous le nom de Dot, est une vraie Rivard. Elle écrit son nom de jeune fille (Revor) d’une manière comique parce qu’être comique est réellement sa marque de commerce. C’est la cousine qui s’occupe de la chronique : de tout et de rien et de l’humour. Lorsque je lui ai demandé quand et comment elle avait fait la relation entre Revor et Rivard, elle m’a répondu qu’elle savait depuis toujours que son grand-père s’appelait Rivard. Il a changé son nom quand il était jeune; il cherchait un emploi dans les chemins de fer qui n’employaient qu’une seule personne par famille. Ses grands-oncles s’appelaient Revoir et Rivard. Dot ne fait pas une obsession de la généalogie comme certains d’entre nous. Ce sont ses racines qui l’intéressent; et comme cela ne l’émeut pas davantage, sa famille ne passe pas de remarques particulières. La rencontre de tous ces nouveaux cousins, qu’elle ne savait pas avoir, lui procure une plus grande joie.

Dot ne fait pas de recherches en généalogie, elle laisse cela à ses nombreux cousins et elle en profite; voilà pourquoi elle n’a pas de documents intéressants ou d’histoires de famille à partager. C’est ainsi que Dot cite le forum comme son instrument favori de recherche. Mais si elle ne fait pas de recherche, comment a-t-elle fait la relation avec Nicolas? La sœur de son père possédait un livre sur les Rivard et elle l’a lu. Sa tante et ce livre lui ont donné suffisamment d’informations qu’elle a transmises à Mary Ann Mickey qui a pu ainsi faire son arbre généalogique.

Quant aux pirates et aux fantômes dans le grenier, elle n’est pas certaine de la légitimité de son grand-père maternel. Il semble bien que l’arrière-grand-mère aurait fait quelques folies avant son mariage. Son grand-père Rivard faisait la contrebande de la boisson. Ils avaient de juteux comptes d’hôpitaux à payer et c’était à l’époque la seule façon de faire rapidement de l’argent. Sa grand-mère l’accompagnait lors du transport et naturellement il fallait boire avec la clientèle afin de garder les clients heureux. Tous deux devinrent alcooliques.

Un jour qu’elle lisait le journal local, Dot vit un article dans lequel on parlait d’un nommé Rivard au Texas. Cet article donnait le courriel de cet homme et elle lui envoya un message. Elle demandait s’ils étaient parents. Cette personne lui indiqua le forum des Rivard et elle est avec nous depuis ce temps.

Je lui ai demandé si un membre du forum l’avait aidé plus qu’un autre, Dot a répondu que : « chacun de vous est précieux et il m’est impossible de donner le nom de quelqu’un plus qu’un autre »

Quand je lui ai demandé si elle faisait une recherche d’un surnom en particulier, Dot m’a répondu avec sa franchise habituelle : « Qu’est-ce qu’un surnom? »

Dot n’a pas de plans précis au sujet de son avenir. Elle dit qu’elle va où elle doit aller mais que personne ne connaît l’avenir. Elle s’occupe dans la confection d’articles qu’elle vendra pour Noël. Elle devra peut-être quitter la belle grande maison que son grand-père a bâtie et où elle a passé la majeure partie de sa vie. Ce sera le début d’une nouvelle aventure.

AUTOBIOGRAPHIE

J’ai fait mon apparition dans ce monde en janvier 1933 lors d’une journée froide avec un vent violent. Le médecin m’a ramené à la maison dans son petit sac noir. J’étais la deuxième de six filles de mes parents, Lawrence et Theresa Revor.

Nous vivions sur une ferme à Hallie, une petite banlieue de Chippewa Falls WI. Notre maison était sur une petite colline qui dominait le lac Hallie. Ce lac devint un lieu d’horreur durant l’été de mes cinq ans.

Il y avait une grande réunion de famille. C’était une journée chaude et humide; tous les enfants étaient assis sur le bout du quai flottant sur l’eau. Le quai s’étirait assez loin mais on nous permettait d’être là où l’eau était peu profonde et on avait beaucoup de plaisir à faire éclabousser l’eau. Pendant qu’on s’amusait, ma petite sœur Esther glissa sans qu’on le remarque sous une masse d’algues vertes qui flottaient à la surface du lac. À l’heure du souper, maman nous appela pour le repas. On remarqua rapidement que Esther n’était pas avec nous et vu qu’on ne la retrouvait pas, la panique s’empara de nous. On chercha frénétiquement partout sur la ferme et finalement on en vint à regarder à la seule place où l’avait vue en dernier. Maman s’amena sur le quai et les hommes draguaient le fond de l’eau. J’entends encore les cris de ma mère au moment où l’on ramena le petit corps et qu’on l’étendit sur le bord du lac. Tous les efforts pour la faire revenir à la vie furent vains. J’ai encore en mémoire les sanglots de ma mère et même après cinquante ans elle avait encore la larme à l’œil chaque fois qu’on prononçait le nom de Esther.

Peu après, nous avons déménagé. J’avais cinq ans et ce lac calme, que je trouvais enchanteur durant mon enfance, devint pour ma mère une source de danger et d’horreur. Elle refusa de rester là un jour de plus. Beverly, ma grande sœur, et moi allions à l’école du rang jusqu’alors. On nous transféra à l’école Notre-Dame de Chippewa où la première année nous demeurions chez tante Mary pendant que Maman et les petites filles vivaient chez notre grand-mère à la campagne. Finalement, tout le monde vint habiter dans cette maison que mon grand-père avait bâtie et que mon mari et moi habitons toujours. Ma mère nous l’a vendue car elle nécessitait trop de travail pour elle. Cette maison a plus de cent ans et nous l’avons complètement rénovée. Nous les cinq filles, Beverly, Dorothy, Betty, Jo Ann et Darlene, y habitions avec Papa et Maman. Betty et Darlene sont maintenant décédées.

J’avais douze ans lorsqu’un soir mon père fut frappé par une automobile. Il sortait de la taverne. Comme il était alcoolique, il avait beaucoup bu. Il est mort ce soir-là de ses blessures subies lors de cet accident. J’ai peu de souvenirs de mon père, mais on m’a dit qu’on l’aimait bien et qu’il « pouvait tout faire. » Je ne me souviens pas qu’il ait été injurieux quand il buvait et je sais que Maman l’aimait toujours. Elle le ramenait, elle oubliait et le croyait lorsqu’il jurait de ne plus prendre un verre.

Nous vivions pauvrement de l’assistance sociale. Maman détestait cela et elle prit un travail dès que Darlene sortit de l’école. On n’avait pas d’argent, mais beaucoup d’amour. Maman nous a consacré le reste de sa vie, elle oubliait ses propres besoins pour nous permettre d’avoir les mêmes choses que les autres enfants. Lorsque j’ai eu un emploi, la première chose que j’ai faite fut d’acheter à Maman une robe bleue avec un collet blanc. Elle a pleuré lorsque je la lui ai donnée. Elle est décédée à l’âge de 65 ans et je la manque encore.

J’ai rencontré Hank lorsqu’il est arrivé à l’école secondaire. On l’appelait alors Sonny et je croyais qu’il était la plus belle chose que je n'aie jamais vue. Il ne m’a pas remarqué. Il avait un œil sur ma meilleure amie. Pendant deux ans, je le lui ai laissé; mais tout vient à qui sait attendre. Un soir, au coin de la rue où nous nous rencontrions tous, j’ai pris une motte de neige que je lui ai lancée afin d’attirer son attention. Nous finissions le secondaire alors et subitement il se mit à me regarder différemment. Je crois qu’il a finalement réalisé quelle beauté j’étais et nous sommes ensembles depuis ce moment. C’était la destinée.

En 1950, à la fin de son secondaire, il s’est enrôlé dans l’Armée de l’Air et nous nous sommes marié l’année suivante. Nous avons vécu à Baltimore durant deux ans. Il donna sa démission de l’aviation et nous sommes déménagés à Chippewa Falls afin d’élever notre famille de six : trois garçons et trois filles. Éventuellement, Hank devint le vice-président de la banque Anchor. Il est sensé être retiré maintenant, mais il va encore tous les jours au bureau. Cela lui permet d’avoir quelque chose à faire chaque jour. Voici la liste de nos enfants.

1. Gary, génie électrique, marié à Suzanne. Ils ont trois garçons. Ils demeurent à Chippewa Falls, WI

2. Mark, chirurgie plastique, marié à Holly, deux filles. Ils demeurent à Marquette, MI

3. Gail, infirmière, marié à Tim Sullivan, deux garçons. Ils demeurent à Chippewa Falls, WI

4. Cheri (jumelle) comptable, mariée à Rachamin Raymond, huit garçons et une fille. Ils demeurent à Brooklyn, NY.

5. Rene (jumelle) plusieurs diplômes qu’elle n’utilise pas, mariée au Dr Michael Flanagan et ils ont deux filles et un garçon. Ils demeurent à Norwich, VT

6. Steve, génie électrique, marié à Terri Bertsch (divorcé) a deux filles et un fils. Elle demeure à Fort Collins CO.

Si vous en faites la somme nous avons 22 petits-enfants. Nous sommes bénis des dieux. Hank et moi avons célébré notre 50ème anniversaire de mariage le 13 octobre dernier. A cette occasion, nous avons fait une croisière dans la mer Méditerranée en août. Les enfants nous ont fait ce cadeau et c’était extraordinaire.

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DES PISTES FRANÇAISES DANS LE NORD-OUEST DU WISCONSIN

Par le prof. J.D. Butler

MADISON, le 16 novembre 1880

Traduction : Alain Gariépy

C’est bien connu que les Français ont pénétré tôt sur le territoire maintenant connu sous le nom de Wisconsin. De cet endroit venait le meilleur castor que les Indiens apportaient dans les postes de traite canadiens et il n’était que naturel pour les marchands de s’installer le plus près possible des sources de la fourrure qu’il convoitait tant. Dans cette perspective quelques-uns d’entre eux, comme Des Groseillers semblent avoir traversé la région entre le lac Michigan et le Mississipi avant l’année 1660. La même région était également à la même époque le champ de travail des missionnaires. On avait créé des missions aux environs de Québec qui furent infructueuses du à la nature nomade des aborigènes de cette région. Elles furent transférées au lac Simcoe, un peu à l’est du lac Huron lorsqu’on fut certain que les tribus de cette région étaient établies dans des sites permanents. Un Père célébra la messe dans ce recoin de l’Ouest en 1615, cinq ans avant l’arrivée des pèlerins de Plymouth et la mission s’agrandit et se développa jusqu’en 1649, jusqu’à sa destruction par les Iroquois de New York, qui brûlèrent toutes les habitations, tuant ou mettant en fuite les prêtres et les convertis.

Les plupart des fugitifs s’enfuirent vers Mackinaw et certains vers le lac Supérieur, quelques-uns dans la parti ouest, s’établissant à La Pointe et aux îles des Apôtres. Mais les bergers suivent leur troupeau et ainsi les Jésuites n’oublièrent pas leurs convertis. Ils les suivirent et ainsi entrèrent dans le Wisconsin par sa partie nord. Le premier de ces hommes fut René Ménard en 1660.

On a des raisons de croire que les Français « aimant le plaisir » se trouvèrent au Wisconsin aussi tôt que les marchands de fourrures ou les pères-fantômes. Dès la seconde année après la fondation de Québec par Champlain, un membre de cette classe, animé par le goût des fredaines et de l’aventure, venant du cœur du continent près du lac Huron, vécut avec les Indiens et vagabonda avec eux un an dans des endroits où jamais aucuns Blancs n’avaient jamais mis les pieds.

J’ai visité un site de fouille et je me souviens d’avoir vu des traces de pas qui pourraient appartenir à ces pionniers français du Wisonsin. Ces restes auxquels je me réfère sont dans le comté de Barron, un mille au sud-ouest du village de Rice Lake dans le canton 35 rangée 11 ouest, et section 27. J’ai fait cette visite le 7 octobre 1880.

J’ai trouvé un fossé d’ environ un pied de large et un peu moins en profondeur, entourant une parcelle de terrain de cinquante pieds carrés. Aux deux coins opposés, sud-est et nord-ouest, un renflement indique le site de deux tourelles. Sur chaque côté, un petit amoncellement de pierres plates marque l’endroit où on faisait des feux. En creusant à différentes places, nous avons noté des strates de poussière de charbon d’environ trois pouces d ‘épais. Près des feux, nous avons trouvé une grande quantité d’os. Il semblait clair qu’il y avait une palissade dans ce fossé. Un résident des environs, M. JOHN BRACKLIN m’a dit qu’une fois, en fouillant le sol, il a trouvé les restes d’un pieu ou d’un poteau, aiguisé dans le bas avec, et ça semblait évident, la hache d’un blanc.

Cette palissade repose sur une élévation avec vue sur le lac Rice et une mare. Le village s’appelle Pocagamah, d’un nom Chippewa qui veut dire « confluent. » Il y a un sous-bois sur le site, mais aucun gros arbre.

Sur le col ou l’isthme entre le lac et la mare, il y a un aménagement ou une chaussée qui existait lors de l’arrivée des plus vieux habitants de cette région. Cet amas de terre a six cents pieds de long, trente pieds de large et 15 au sommet avec une hauteur de six à sept pieds.

Tant qu’à la digue, je n’en ai aucune opinion, mais je crois que les fortifications sont d’origine française.

Les travaux des Indiens ne sont jamais précis, mais ici on a un carré parfait. Il n’y a pas de tourelles, comme on peut le voir sur un dessin fait par CHAMPLAIN. Je considère Aztalan comme un travail ayant précédé les Indiens. Ici rien n’est plus simple que la façon dont sont disposés les foyers latéraux. Les défenses des Indiens sont toujours plus grand que cela, car elles servaient à la protection d’une tribu entière. Ici, c’est comme les postes de la Baie d’Hudson, c’est si petit qu’on ne pourrait abriter qu’une ou deux résidences. J’espère bien pouvoir trouver un ou deux restes de poteaux de la palissade fabriqués avec une hache qui seraient des témoins des pionniers français. Lors de ma visite, le creusage s’est fait avec un manche de hache brisé. Les anciens restes que j’ai décrits sont dans un endroit où il y a beaucoup de digues de castors et plusieurs sont piégés chaque année. Il y aurait place à faire une station de passage pour les voyageurs qui, comme Nicolas Perrot il y a plus de deux siècles, passaient souvent du grand lac au grand fleuve, aller et retour.

Les premiers pionniers du comté de Barron – où est né le premier enfant blanc il y a vingt-cinq ans – ont entendu les vieux sages indiens dire que le poste, duquel je viens de vous entretenir, a longtemps été occupé par un négociant de fourrure français appelé Augustin Corot. Il fut presque tué par les Sioux une nuit il y a un siècle. Les blancs du comté de Barron croyaient tellement à ces histoires qu’ils ont creusées à plusieurs places des environs confiant de trouver l’argent enterré par ce Français comme tout bon Yankee l’avait fait pour retrouver le coffre dans lequel le Capitaine KIDD avait placé son trésor le long des côtes de la presqu’île de Long Island. Sur une carte de JEFFEREY de 1763 on a tracé un fort au haut de la Sainte-CROIX et au sud pas très loin du poste de Rice Lake.

En 1831, SCHOOLCRAFT, alors agent des Indiens à Mackinaw, reçu l’ordre avec le lieutenant CLEARY et quelques quarante hommes d’explorer la région au sud de la rivière Sainte-CROIX. Le 6 août, ils trouvèrent une maison d’échange brûlée (sans doute une palissade) au lac Chetek. Chetek est seulement une douzaine de milles de ces ruines, que j’ai explorées et dont je vous ai parlé.

Il y a trois ans, j’ai visité le château de LA SALLE – Starved Rock ou le ROC de Saint-Louis – sur la rivière Illinois. Mon passage à la rivière Ottawa, comme LA SALLE, s’est fait en canot. Après monté sur la colline, on a pu voir sur le plateau vers l’arrière, des signes certains d’une palissade semblable à celle découverte dans le nord du Wisconsin. Ici, les Français sous la direction de LA SALLE et de son lieutenant, l’Italien TONTY, s’installèrent pour plus de cent ans à partir de 1683.

Cet article provient de la bibliothèque de la Société Historique du Wisconsin à Madison, Wisconsin.

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UNE EXPÉRIENCE ÉTRANGE

Par Lorraine Naze

Traduction de Alain Gariépy

Il y une vingtaine d’années, quelque temps avant 1983, la seule information que je connaissais sur la famille de mon mari (Naze de Belgique) était que son grand-père, Prosper Naze, s’était installé dans le petit village de Rosière dans le comté de Door, Wisconsin, en 1856. Il y avait peu de chance que j’obtienne à cette époque plus d’information sur cette famille.

Ma fille cadette habite en Pennsylvanie. Nous avons fait le trajet en auto afin de visiter sa famille. En revenant, nous voulions arrêter à Savanna, Illinois, pour rencontrer des amis qui avaient déménagé dans cette ville en provenance de Hopkins, MN. En passant dans l’Illinois de l ‘est, Glen fut pris d’une violente migraine, et il n’était pas d’humeur à visiter qui que ce soit. Il n’était pas question d’arrêter à Savanna mais de continuer à la maison. Nous avons décidé de coucher à Madison, WI.

Lors d’arrêts de ce genre, je vérifie l’annuaire téléphonique pour voir s’il y avait le nom de famille faisant l’objet de mes recherches. J’ai regardé Naze. Naturellement il y avait une Brenda Naze. Je l’ai appelé, me suis identifié et je lui ai demandé si elle connaissait ses ancêtres. Oui me dit-elle. Elle avait fait un arbre de quatre générations à l’école, son père s’appelait Michael, son grand-père Jean-Baptiste, fils, et son arrière-grand-père Jean-Baptiste également. Elle me demanda si je connaissais un certain Byron Glime de Inver Grove Heights, MN. Il était son cousin car sa mère portait le nom de Naze. J’ai répondu négativement. Elle m’a donné son adresse et son numéro de téléphone.

À mon retour à la maison, je l’ai appelé. Il me demanda si j’avais pris connaissance d’une série d’articles parues dans le journal d’Algoma (WI) le Record-Herald. Ces articles racontaient toute l’histoire de Belges qui s’établirent dans cette région. Je lui répondis que non et il me dit qu’il m’enverrait une copie de ces articles. J’ignorais sur quel trésor j’étais tombé. Un article racontait la façon dont certains tracts avaient été distribués dans des restaurants de Belgique et qui donnait les avantages de s’établir au Wisconsin. Un homme en particulier avait marché de sa résidence à Grez-Doiceau, Belgique, à la ville de Anvers pour faire des affaires. Comme c’était tout un voyage et qu’il avait soif il s’arrêta pour prendre un verre de bière ! Il prit un feuillet sur la table voisine et le lut même si c’était écrit en flamand. Une terre fertile à acheter à $1.25 l’acre disait le feuillet. Tout paysan des Vieux Pays rêvait de posséder sa propre terre, la cultiver et ramasser les récoltes pour lui seul. Il mit le feuillet dans sa poche et revint chez lui.

Après plusieurs semaines de discussion avec parents et voisins, neuf familles prirent la décision d’aller au Wisconsin. En arrivant à Green Bay, les hommes marchèrent en direction sud pour voir les terres qu’on offrait. C’était de bonnes terres bien au niveau. Ils pensèrent s’installer là. Mais le sort intervint. Pendant le voyage des hommes un des enfants, un garçon de cinq ans décéda. Au retour des hommes, on avait déjà fait les arrangements pour les funérailles. Le jour des funérailles, un prêtre, le Père Édouard Daems, ami du curé était en visite. Il était curé d’un patelin dans le Nord-Est du Wisconsin dans une région connue sous le nom de Upper Peninsula of Wisconsin (Comtés de Door et Kewanee) Il leur suggéra de visiter sa paroisse. Il dit que la terre était excellente et qu’il y avait plusieurs personnes de langue française dans la région. On prit alors la décision de s’établir dans la paroisse du Père Daems.

On racontait également dans ces articles toute l’histoire des Belges établis dans les comtés de Door, Kewanee et Brown. Byron me parla également d’un petit livre qui fut publié et contenant tous ces articles. J’ai pu en acheter un. Les articles et le livre parlaient de l’arrivée de Prosper Naze, du terrible feu de 1871 et de la façon dont furent détruits les constructions et les animaux de ferme.

Ce fut le début de recherches frénétiques afin de trouver plus d’informations sur les ancêtres de Glen. Nous sommes devenus membres du club Américano-Belge de Upper Peninsula of Wisconsin, nous avons visité deux la Belgique, avec d’autres membres du club et nous avons trouvé plusieurs cousins de Glen. À l’époque c’était étrange et même maintenant, à croire que tout cela devait arriver de cette façon. Qui sait?

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PRINCIPAUX SUJETS DE DISCUSSION SUR LE FORUM EN OCTOBRE

Par Marlyss Hernandez

Traduction de Alain Gariépy

Un des mois les plus lents pour le nombre de messages. Seul le premier mois d’opération a eu moins de messages, soit en février 1999 où seulement deux messages furent envoyés suivi par le mois de mai 1999 avec 194, juin 1999 avec 229 messages et juillet 1999 avec 194. Seulement 364 messages furent envoyés durant le mois d’octobre 2001. Un nouveau cousin s’est joint au forum durant le mois pour porter le total à 307.

NAISSANCES : trois bébés se sont ajoutés ce mois-ci.

La venue de ces petits a généré plusieurs messages de félicitations et on a parlé de la grosseur des bébés Rivard. Il est évident que personne ne parviendra à rejoindre Nina quant au nombre de petits-enfants ou de descendants. Souhaitons que tous les parents, grands-parents, tantes, oncles, grandes-tantes, grands-oncles, cousins et cousines prennent goût à cet événement merveilleux qu’est une naissance.

DES VŒUX D’ANNIVERSAIRE à Dorothy et Hank Geissler qui ont célébré le cinquantiè

DES VŒUX DE BONNE FÊTE à Marlyss Hernandez qui a un an de plus depuis le 22 octobre.

me anniversaire de leur vie commune.

DES PRIÈRES ET DES CONDOLÉANCES furent adressées à Helen Llavinka à l’occasion du décès de sa belle-mère et deux semaines plus tard pour le décès de la sœur de Lilian. Sarah Keerie a reçu également des condoléances lors du décès de son grand-oncle, Omar, à l’âge de 86 and.

DÉCÈS : Henri Lanouette a envoyé 65 avis de décès durant le mois, Nickie Cheney, 4 et Larry Lacoursière, 1. Anna Schlosser a demandé que les cousins des Etats-Unis lui envoient plus d’avis de décès en vue de la publication d’un livre qu’elle prépare. Un grand merci à Alain Gariépy qui traduit les avis de décès envoyés en français.

VIRUS : Un avis a été envoyé à l’effet que « A Virtual Card for You » est une attrape.

NOUS AVONS APPRIS QUE :

vLe sénat a voté un projet de loi instituant octobre 2001 le mois de la famille historique.

vLarry est devenu l’infirmière de sa femme Lorraine qui a subi une opération au pied.

vLarry suite à une information de source sûre nous a recommandé de ne pas aller à la salle de bain le 31 octobre car on rapporte qu’un complot est prévu pour ce jour. Qui y va sera mordu au derrière par un alligator !

TERRIER DU MICHIGAN : Voici l’adresse du terrier du Michigan dans lequel Dawn Dahle a trouvé vingt-cinq fiches de Rivard. http://www.glorecords.blm.gov/search/search.asp?s=13.

LIVRES À VENDRE:

NUTE, Grace Lee – Le voyageur- Publié par la société historique du Minnesota (St. Paul), réédition 1955, 289 pages, illustré, protège-couverture. En vente par Caron Canadiana, 35 $Cnd (environ $22 US + frais de postes) Courriel : caron6x@globetrotter.net

*NOTE : Ce livre n’est plus disponible chez ce libraire. Toutefois, on peut obtenir des coppies de ce livre et d’autres publications de Grace Lee NUTE à Book Finders.com

Le fameux « Drouin Rouge » est maintenant passé à quatre volumes avec la récente addition d’un nouveau livre listant les mariages du Régime français alphabétiquement selon le nom des épouses. C’est un outil très utile et un complément précieux aux 3 trois volumes déjà publiés. Le 4ème se vend 150 $ soit $100 US. Les quatre volumes seraient encore disponibles chez l’éditeur.

ON A TROUVÉ DES ORPHELINS :

ØRivard/Baribeau Omer Rivard (Hercule, Mélie Dontigny) m. Providence RI 17 oct. 1891 Amanda Baribeau (Onésime, Aurélie Pronovost).

ØRivard, Edouard m. Sophie Biller avant 1833 Joseph Edouard Lanouette (Joseph Lanouette, Marie Anne Angers) [Jos Ed Lanouette est un marchand, majeur lors de son mariage ] m. (1) 18 fév. 1822 à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Marie Sophie Bigué (Pierre Bigué, Marie Josephte Baribault) (2) 14 mai 1833 Antoinette Adélaïde Pézard de Champlain (Elle est décédée à l’âge de 78 ans le 18 décembre 1873)

ØUlric Rivard (François, Aurélie Odélie Paquet) m. (1) Fall River MA 15 mars 1880 Georgina Mailhot (Rémi, Julie Coutu) (2) St-Henri, Montréal 3 août. 1904 Eméline Beaudet (Moïse, Adéline Pérus) Corina Rivard (Ulric, Georgina Mailhot) m. N-D-Perpétuel-Secours, Montréal 22 fév. 1922 Romain Filion (Venance, Olivine Dubois)

ØHormidas Rivard (Joseph, Célanire Boisvert) m. St-Jean-Baptiste Warwick, RI 22 août. 1892 Emma Garceau (Théodore, Della Lafrance)

JE RAMASSE LES VIEILLES PHOTOS: Sandy Rivard a débuté une collection de vieilles photos de la parenté des Rivard. Elle visite tous les sites internet du Canada qui ont de telles photos. Ceux qui voudraient aider Sandy même si vous ignorez le nom des personnages, prenez contact avec Sandy dont le courriel est :

asrivard@coslink.net

QUESTIONS :

q Raoul Revard voudrait de l’information sur son arrière-arrière-arrière-grand-mère du côté maternel. Son nom est Sallie Augusta Nestle née à Québec le 8 juillet 1848 mariée à John Colby Thornton. Le courriel de Raoul est : rrevord@up.net

qLa prochaine demande vient du tableau des messages de Ancestry.com. On désire toute information sur Marie Léontine Lavigne, fille de François Lavigne et Julie Poisson. Répondre à :docedo40@yahoo.com

TERRIERS AU MINNESOTA ET AU MICHIGAN :

Nickie Cheney a affiché des copies des actes d’achat de terres pour les personnes suivantes :

üLa lettre de créance de la terre de Ed Loranger de Monroe, MI datée du 5 avril 1825. Message # 23362

üAlexis Loranger de Raisin River, MI datée du 24 juillet 1811. Message # 23364

üAlexis Loranger de Raisin River, MI datée du 5 août 1811. Message # 23365

üAbraham Rivard de Detroit, MI datée du 1er décembre 1827. Message # 23377

üEdmond Loranger de Crookston, MN datée du 15 août 1884. Message # 23379

On peut trouver ces messages sur le site des archives des messages du Forum des Rivard à l’adresse suivante

http://groups.yahoo.com/group/rivard_forum/messages.

Tapez le numéro de message dans la petite boîte à droite et cliquez « Go ».

AVIS DE DÉCÈS AU CONNECTICUT :

Nickie Cheney a affiché les avis de décès des personnes suivantes au Connecticut :

·Arman(d) Lacoursière et son épouse Alma Robert de 1968

·J E Walter Lacoursière et son épouse de 1980

·Raymond L. Lacoursière de 1986

NOUVELLE LIGNÉE TROUVÉE EN LOUISIANE : Mary Ann Mickey nous annonce avoir trouvé une nouvelle lignée en Louisiane autour de Nouvelle-Orléans qui écrit son nom Rivarde. Certains membres de cette famille résident en Californie. Ce sont des cousins créoles liés soit à Nicolas ou à Robert; cela est encore indéterminé. Il ne semble pas y avoir de lien avec le fils de Nicolas, Antoine. Ce dernier est un des premiers propriétaires dans la région de Nouvelle-Orléans au début des années 1700.

« Personne ne connaît son potentiel et ses habiletés à moins de connaître et comprendre son patrimoine et ses gênes »

Cousin Larry Arizona

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NOUVELLES ET SUJETS DU CHAT

Reportage de t-tiger

Traduction : Alain Gariépy

BONNES NOUVELLES … Après plusieurs mois en clinique de réhabilitation, Serge est revenu à la maison. Vous vous souvenez que Serge avait subi une sévère attaque cardiaque à la fin de juin. Les médecins l’avaient décompté et s’il survivait, il aurait perdu sa qualité de vie. Mais Serge a surpris tout le monde avec sa volonté, sa détermination, sa foi et le dévouement de ses proches. C’est un miracle vivant. Bienvenu chez toi Serge!

QUELQUES BONS RIRES … Jacques et Peggy LaCourcière ont bien ri le mois dernier quand Peggy a reçu quelques photos de son mari « peinant au travail. » Il y avait trois photos que même Jacques a trouvées très drôles. Un des commentaires était le suivant : « Il s’agit vraiment d’une image montrant un courage indomptable. »

LE MARATHON DE LA MARINE … Gérard LaCourcière [le fils de Jacques et Peggy LaCourcière] était un des 16,000 participants au Marathon de la Marine dimanche le 28 octobre. Ses parents sont très fiers de lui car il a couru les vingt-six milles en 3 heures et 44 minutes. Gérard a terminé 1,797ème sur 16,000 coureurs.

TUYAU D’INVESTISSEMENT DE DENISE … J’ai reçu ceci dernièrement de mon conseiller en investissement. Je ne publicise pas mes tuyaux normalement, cette fois-ci je ferai exception. Si vous détenez des actions dans les compagnies suivantes, vous voudrez peut-être réviser vos plans : American Can Co, Interstate Water, National Gas Co., et Northern Tissue Co. À cause de l’économie incertaine de ces derniers temps, assoyez-vous sur American Can et laissez aller votre Gas. Ça vous intéresse peut-être de savoir que Northern Tissue a atteint un nouveau creux aujourd’hui et que des millions ont été lessivés.

FREDAINES D’HAALOWEEN … Je me souviens de quelques soirées agréables d’Halloween lorsque j’étais jeune et fofolle… Voilà de bons souvenirs. Nous avons une fois accroché un mannequin sur la tour d’eau de la ville semant la terreur chez les voisins immédiats, la police et les pompiers arrivèrent. Nous avions un plaisir fou même si eux n’avaient pas l’air de saisir l’humour de ce geste. Ils ne trouvèrent jamais qui avait fait cela! …POUVEZ-VOUS DEVINER QUI L’A FAIT???

CALENDRIERS PERPÉTUELS … On a reçu deux adresses pour ceux qui sont intéressés aux calendriers des années passées et de celles à venir. En plus deux adresses pour les farces et attrapes.

Excellent lien pour le calendrier
http://alabanza.com/kabacoff/Inter-Links/cgi/cal.cgi
http://www.cmmei.com/calendar.htm

Sur les mythes, les rumeurs, les blagues …

http://www.purportal.com/

Pour les attrapes …

 http://hoaxbusters.ciac.org/
 

ON A ÉGALEMENT APPRIS QUE …

vNickie Cheney a été très occupée sur le chat et hors du chat.

vPourquoi les hommes ne devraient jamais habiller leurs enfants ?

vLes raisons pour lesquelles il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des femmes.

v10 raisons pour lesquelles

vSignes précurseurs

vUne nouvelle Barbie est sur le marché. Elle montre comment vieillir avec grâce.
 
 

QUELQUES CONSEILS QUE PEGGY A SORTI DE SON SAC …

·Le soda à pâte … efface les taches, éteint les feux, fait briller les accessoires, enlève les odeurs dans le réfrigérateur et en BONUS soulage des coups de soleil.

·L’alcool à friction enlève les taches sur les accessoires en acier inoxydable.

·Les huiles végétales lubrifient les ciseaux, les ouvre-boîtes … et en BONUS … lubrifient les cisailles à haie.

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LA CUISINE DES RIVARD

Une recette de Marlyss Hernandez

Traduction de Alain Gariépy

RAGOÛT DE BŒUF

2 lbs. De cubes de bœuf

2 cuil à table de gras ppour fair brunir la viande durant 20 minutes

Ajouter 4 tasses d’eau bouillante

1 cuil à thé de sauce worchestershire

1 oignon

1 gousse d’ail

1 cuil à thé de sel

½ cuil à thé de poivre

2 cuil à thé de paprika

soupçon de clou de girofle

1 cuil à thé de sucre

Faire mijoter pendant deux heures. Ajouter 6 carottes, plusieurs petits oignons et des pommes de terre en cube. Cuire jusqu’à ce que les légumes soient cuits, alors épaississez la sauce. [Voici la recette de Marlyss Hernandez. C’était la favorite de sa mère]

Je mange avant que le dîner soit servi

(Quelqu’un doit bien y goûter)

Je mange encore lorsque le repas est prêt

(Je déteste jeter de la nourriture)

Nul ne peut dire que ce que j’ai fait cuire

Est doux, non assaisonné, goûte moins;

Mais maintenant j’ai découvert la raison

Pourquoi les grands cuisiniers n’ont pas de bedaine

--- Louise M. Galash

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UN PEU DE TOUT

Napoléon croyait que les armées doivent marcher l’estomac plein, voilà pourquoi il offrit un prix en 1795 à celui qui trouverait le moyen de conserver les denrées. Le prix fut gagné par un inventeur français, Nicolas Appert. Il inventa la mise en conserve. C’était le début d’une industrie qu’on connaît bien aujourd’hui.

Histoire de la mise en conserve.

Au début, on se servait de bocaux. Le procédé fut inventé en France par Nicolas Appert, un cuisinier déterminé à gagner le prix de 12,000 francs offert par Napoléon pour empêcher la nourriture de se gâter. Appert mit la viande et les légumes dans des pots, les calfata et en 1804 il ouvrit la première maison de mise en conserve sous vide. C’était un secret militaire qui se répandit bientôt de l’autre côté de la Manche.

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UN PEU D’HUMOUR

Un gars a subi un très grave accident de voiture et est tombé dans le coma. Après plusieurs jours complètement inerte à l'hôpital, il sort de sa léthargie.
A peine a-t-il ouvert les yeux qu'il demande :
- Je suis au paradis ?
Alors sa femme qui était à ses cotés lui répond :
- Mais non chéri, rassure-toi, je suis là...

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LA COLONNE DE L’EDITRICE-EN-CHEF

Vous vous rappelez sans doute de ma petite-fille de 13 ans Cassie, qui a tenté de s’enlever sa jeune vie en août dernier avec une surdose de Tylénol. Comme toute famille, nous nous sommes demandé POURQUOI? C’est difficile à croire que cela puisse même arriver dans notre famille. Mais on connaît la vérité, cela arrive beaucoup plus souvent qu’on ne le voudrait. Cassie va bien maintenant. Elle reçoit des soins psychologiques et prend des anti-dépresseurs. Elle aide également d’autres jeunes de son âge qui cherchent à faire la même chose qu’elle. Elle le fait en racontant son histoire. Si vous connaissez quelqu’un que l’histoire de Carrie pourrait aider, la voici …

Suicide – L’histoire de Cassie

Par Cassie Goodall

Traduction : Alain Gariépy

Avez-vous déjà fait l’expérience d’une tentative de suicide? Pensez-vous à attenter à votre vie? Je vais vous raconter mon expérience personnelle et je souhaite que cela vous fasse changer d’idée.

J’étais une jeune fille innocente qui n’avait jamais rien fait qui cloche. J’avais une famille qui m’aimait et je vivais très bien. Durant l’été, j’ai commencé à fréquenter un groupe de gens connus comme des drogués, des salopes, des gens à problème. On respectait beaucoup ma famille avant que je vienne tout bousiller. J’ai commencé à prendre la mauvaise habitude de fumer et de boire. Je suis entré dans ce groupe et j’ai commencé à croire que j’étais bonne à rien. Tous mes amis se taillaient les veines des poignets et prenaient des overdoses, alors je me suis dit pourquoi pas moi?

Un soir j’ai perdu complètement le contrôle et mes idées étaient embrouillées. Il était près de 3h30 du matin et j’ai eu le sentiment que je voulais mourir parce que tout dans ma vie allait de travers. J’ai pris 50-60 Tylénol et j’ai soudain réalisé ce que j’avais fait à mon corps; parce que le Tylénol attaque le foie. Avec la quantité que j’avais prise une personne meure en six heures car le foie ne fonctionne plus. Je suis restée levée jusqu’à 4h00 car c’est à cette heure que maman se lève pour aller travailler. À son réveil, je lui ai dit ce que j’avais fait. On m’a immédiatement transportée à l’urgence de l’hôpital. On a commencé à me soigner rapidement. On m’a pompé du charbon dans l’estomac afin d’enlever le Tylénol. Il me fallait garder ce charbon durant une couple d’heures. Après, il m’a fallu parler à ma mère; je n’avais jamais vu autant de souffrance dans ses yeux. Cela m’a fait pleurer et j’ai réalisé ce que j’avais fait à ma famille et à mes amis. L’hôpital m’a transférée dans l’unité des soins intensifs. On me surveillait 24 heures sur 24. On m’a agrafé à un moniteur cardiaque, on m’a mis sous oxygène, on m’a donné du sérum. J’ai reçu un médicament appelé mucumiste pour nettoyer mon corps du reste de Tylénol. Chaque fois que j’avais besoin d’aller à la chambre de bain, je devais appeler l’infirmière qui devait enlever tous ces tubes et qui veillait à ce que je ne tombe pas. Ma mère et mon amie Krystal étaient les seules qui pouvaient me visiter pendant mon séjour; j’ai souffert de manquer mes amis; j’ignorais ce qu’il adviendrait de moi et comment se solutionnerait mon problème. C’est souffrant d’avoir dans la tête l’idée que j’aurais pu manquer toutes ces bonnes choses que j’avais eues jusqu’à maintenant comme rencontrer de nouvelles personnes ou faire de nouvelles expériences. Mourir jeune, je croyais que c’était ce que je voulais; mais, étendue sur mon lit d’hôpital à ne rien faire, je me suis mise à penser ce que les prochaines années de ma vie pourraient m’apporter. J’ai dû vivre avec le fait que ceux que je croyais mes amis ne se sont jamais montrés à l’hôpital; ils n’ont même pas téléphoné pour prendre de mes nouvelles. J’ai été mise sous surveillance de 72 heures ce qui veut dire que j’ai été enlevée de la garde de mes parents. La police prend la relève et pendant 72 heures on ne peut pas sortir et cela sans compter les fins de semaine.

Finalement, on m’a envoyé à l’hôpital psychiatrique Sainte-Elisabeth à l’arrière d’une ambulance sans personne à qui parler. Là, j’ai pu me rendre compte des problèmes des autres malades. À Sainte-Elisabeth, je ne pouvais pas aller où que ce soit sans être sous la surveillance d’une infirmière car on avait diagnostiqué une profonde dépression et mutilation envers moi-même. Aucune intimité, la porte de ma chambre devait être toujours ouverte et la nuit on faisait une ronde toutes les quinze minutes. À chaque visite de maman, tout ce qu’elle m’apportait devait être vérifié avant d’entrer dans ma chambre. Je n’avais pas de temps à moi, chaque journée était planifiée et on m’allouait une certaine période de temps pour chaque activité. Je devais ne coucher à 20h30. Ma parenté pouvait me voir une heure par jour mais seulement si j’avais mes points. Avec un point, seuls mon père et ma mère pouvaient me voir, 2 points mes oncles et mes tantes pouvaient me visiter. Avec trois points, mes amis pouvaient venir, mais seulement certains d’entre eux. Il fallait nettoyer ma chambre tous les jours. Je ne pouvais avoir rien dans ma chambre avec lequel je pouvais me blesser, des choses que les gens normaux prennent pour acquis comme des serviettes, des miroirs, des rideaux, un élastique pour cheveux ou encore certains types de lotions avec de l’alcool car on croit que vous pourriez le boire. Il fallait faire tous les jours un projet scolaire sans quoi on vous enlevait des points. Après avoir été enfermée durant six jours sans pouvoir sortir, on m’a envoyé devant le tribunal dans une auto de police; on devait décider si l’hôpital pouvait me donner mon congé. J’ai reçu une période de probation de 90 jours ce qui veut dire que je ne devais pas avoir d’ennuis pendant cette période ou me mutiler, sans quoi on pouvait me sortir de la maison et me replacer à l’hôpital. À la sortie du tribunal, je suis allée voir mes amis, mais il me semble que plus rien n’était pareil. Avec ma tentative de suicide, j’ai brisé ma vie; il y a une foule de choses que je ne puis plus faire; on me juge, parce à un certain moment j’ai agi sans réfléchir à ce que je faisais.

Après la lecture de mon expérience, vous n’avez pas lu la moitié des émotions que j’ai vécues, j’espère que je vous ai aidés à ne pas faire quelque chose que vous puissiez regretter car ce n’est pas la personne que vous essayez de blesser qui souffre, c’est vous-même et seulement vous. Si vous voulez vous suicider ne le faites pas pour quelqu’un d’autre parce qu’alors vous les laissez gagner. Ne le faites pas même si vous croyez que ce soit la meilleure solution pour vous, il y a de meilleures façons de résoudre vos problèmes que de se suicider. Suivez les conseils d’une personne qui connaît cela et qui l’a expérimenté et revoyez vos idées. On m’a toujours enseigné de penser avant d’agir, alors j’espère que vous allez penser avant d’agir Pensez à qui vous allez réellement blesser, parce qu’il ne s’agit en fin de compte que de personne d’autre que vous-même

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Rendez-vous le mois prochain.

D’ici là soyez gentils les uns envers les autres et gardez le sourire